Rapatriements du Moyen-Orient : des Gabonais disparaissent dans la nature après réception de leurs billets
Alors que le conflit embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février dernier, opposant l’Iran à une coalition menée par les États-Unis et Israël, le Gabon s’illustre par ses efforts diplomatiques pour protéger ses citoyens. Pourtant, une ombre plane sur cette opération humanitaire : le manque de civisme de certains bénéficiaires.
Dans un communiqué publié ce mardi 31 mars 2026 cité par le site Gabonactu, le ministère des Affaires étrangères a exprimé son vif mécontentement. En cause ? De nombreux ressortissants gabonais, après avoir sollicité leur rapatriement et reçu leurs billets d’avion intégralement financés par le Trésor public, brillent par leur absence au moment de l’embarquement.
Cette « chaise vide » n’est pas sans conséquence. Le gouvernement déplore une incidence financière majeure, combinant le coût des billets perdus et les pénalités de retard imposées par les compagnies aériennes. Dans un contexte de crise mondiale, ce gaspillage de ressources publiques passe mal auprès de l’exécutif.
Des mesures de fermeté immédiates
Face à cette désinvolture, les autorités ont décidé de durcir le ton. Le ministère des Affaires étrangères a été clair. « Les compatriotes concernés ne seront désormais plus prioritaires dans le cadre des prochaines opérations de rapatriement. », indique le communiqué.
À ce jour, seuls 34 Gabonais ont effectivement regagné le territoire national grâce à ce dispositif. Un chiffre dérisoire au regard des 700 ressortissants recensés par les missions diplomatiques au début des hostilités.
Un effort logistique pourtant rare
Le Gabon fait pourtant figure d’exception sur le continent. Peu de nations africaines ont déployé des moyens aussi concrets pour extraire leurs nationaux de la zone de conflit. En ne donnant plus de nouvelles après avoir reçu leurs titres de transport, ces citoyens bloquent des places précieuses pour d’autres compatriotes désireux de fuir les zones de combat.
Entre logistique complexe et diplomatie de crise, le gouvernement espère que cet avertissement saura responsabiliser les candidats au départ encore présents sur place.









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