Protection de la biodiversité : le Gabon entend sanctuarisé 30% de son territoire d’ici 2030
Le Gabon vient de franchir une étape historique dans sa stratégie de souveraineté écologique. Sous l’impulsion du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le pays annoncé ce 27 mars 2026 la mise en place du projet « Gabon Infini » avec pour ambition la protection de 30 % de son territoire d’ici 2030. Un projet qui ne se contentera pas de préserver la nature mais redéfinira la place du pays sur l’échiquier diplomatique et économique mondial.
En effet, à travers ce projet d’envergure, le gouvernement s’engage à sanctuariser 3,9 millions d’hectares de forêts supplémentaires et 18 000 km de cours d’eau. En verrouillant ces zones contre l’exploitation sauvage, Libreville protège un trésor inestimable : une couverture forestière qui culmine déjà à 89 % de sa superficie totale.
Théophane Nzame-Nze Biyoghe, porte-parole de la Présidence, a souligné la portée de cette reconnaissance internationale. « Ce partenariat d’envergure internationale conclut avec des acteurs de premier plan tels que le Bezos Earth Fund, The Nature Conservancy et le Fonds pour l’environnement mondial consacrent la crédibilité du Gabon comme référence mondiale en matière de protection des forêts tropicales. », a-t-il indiqué.
L’écologie comme moteur de croissance
Loin d’être une contrainte, cette sanctuarisation massive vise à stabiliser l’équilibre climatique mondial tout en offrant un cadre de vie pérenne aux populations locales. Le projet prévoit que la gestion de ces aires protégées génère des retombées directes. En investissant dans la surveillance des écosystèmes et l’écotourisme, l’État transforme la préservation en un levier de création d’emplois verts durables.
Le porte-parole de la Présidence de la République a d’ailleurs rappelé qu’avec « près de 89% de couverture forestière, le Gabon demeure l’un des rares pays au monde à absorber plus de carbone qu’il n’en émet. »
Une souveraineté affirmée
Pour les autorités gabonaises, ce mécanisme de financement n’est pas une simple main tendue par le Nord. C’est une transaction équitable basée sur un service rendu à la planète. Le Gabon monétise son rôle de « poumon vert » pour garantir son propre développement. « Ce partenariat n’est pas une aide. Il reconnaît la valeur stratégique de nos forêts pour l’équilibre climatique mondial et affirme le rôle du Gabon dans la réponse globale aux défis environnementaux », a martelé M. Nzame-Nze Biyoghe.
En conjuguant responsabilité environnementale et intérêt national, le Gabon prouve qu’il est possible de protéger les générations futures sans sacrifier la croissance présente.










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