Pr. Ondo Ossa : « la suspension des réseaux c’est la preuve de la fragilité du pouvoir »
Invité sur le plateau de TV5Mondele samedi 21 mars 2026, l’opposant gabonais Albert Ondo Ossa n’a pas mâché ses mots à l’encontre de la gestion de la chose publique sous Brice Clotaire Oligui Nguema. Depuis son exil sécuritaire en France, celui qui continue de revendiquer sa victoire à l’élection présidentielle d’août 2023 s’est offusqué quant à la suspension des réseaux sociaux depuis plus d’un mois. Une mesure qu’il assimile à un aveu de fragilité.
Le point d’orgue de l’intervention du Pr. Albert Ondo Ossa a été mis sur la coupure des réseaux sociaux. Une mesure effective au Gabon depuis le 17 février dernier suite à la décision de la Haute autorité de la communication (HAC). Pour l’universitaire, cette mesure aux allures liberticide est loin d’être un signe de force. Au contraire, il s’agirait plutôt d’une « preuve de la fragilité du pouvoir qui montre le handicap qu’ils ont du point de vue de la politique et du point de vue du droit », a martelé le Pr. Ondo Ossa.
Un pouvoir illégitime aux réactions violentes ?
C’est en tout cas le postulat que défend farouchement le Pr. Albert Ondo Ossa dans sa tournée médiatique au pays de Marianne. Alors que le régime de Libreville justifie cette suspension par la lutte contre la « diffamation » et la protection de la « sécurité nationale », l’opposant gabonais y voit une manœuvre désespérée pour museler la contestation. Pour lui, le contrôle de l’information trahit une instabilité profonde des institutions depuis la transition.
Au-delà de la question numérique, le Pr. Albert Ondo Ossa a réitéré son refus de collaborer avec ceux qu’il nomme les « putschistes ». L’économiste qui avait déjà interpellé, avec succès, le régime sur la Loi de finances suggère de « redresser la barre » d’une économie et d’une diplomatie en souffrance. Entre menaces sur sa vie et lobbying auprès des investisseurs internationaux, le « président élu » de 2023 reste déterminé à mettre fin à ce qu’il considère comme une parenthèse illégitime.










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