Port-Gentil : plus d’un million emporté lors d’un cambriolage au Palais de justice
Une onde de choc parcourt la capitale économique après l’intrusion spectaculaire survenue au Palais de Justice dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars. Ce cambriolage a provoqué le déplacement immédiat du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, venu constater la vulnérabilité d’une institution pourtant stratégique.
Selon les informations relayées par le site Ogooué Maritime Infos (OMI), les auteurs du forfait auraient agi avec une précision déconcertante. Après avoir sectionné l’électricité pour neutraliser les caméras de surveillance, les malfrats ont défoncé sept portes, dont celle du greffe commercial. Le bilan financier fait état d’un vol de 1 300 000 FCFA.
Selon le procureur de la République, Rodrigue Ondo Mfoumou, cette somme constituerait les fonds d’une tontine gardés par une agente dans son bureau. La salle des pièces à conviction a également été visitée, bien que l’inventaire des pertes y soit encore en cours.
Des zones d’ombre troublantes
L’absence de traces d’effraction sur l’entrée principale soulève l’hypothèse d’une complicité interne ou d’une négligence grave. Le gardien de nuit, un civil gabonais en poste depuis seulement deux mois, affirme n’avoir rien remarqué d’anormal malgré sa présence déclarée sur les lieux. Ce dernier a été mis à la disposition de la Direction Générale des Recherches (DGR) pour les besoins de l’enquête.
Cet incident met en lumière les carences de surveillance des infrastructures judiciaires à l’intérieur du pays, souvent délaissées au profit de la capitale. Face à ce constat, le ministre Augustin Emane a fustigé le recours à un garde civil unique pour un site aussi sensible.
Pour restaurer l’autorité de l’État, le Garde des Sceaux a annoncé des mesures fermes notamment le transfert immédiat de la garde du Palais à la sécurité pénitentiaire; le déploiement d’agents nouvellement affectés à la prison centrale de Port-Gentil pour sécuriser le tribunal. Une série de mesures qui s’inscrit dans la volonté des autorités de garantir l’intégrité des procédures judiciaires face aux pressions et intrusions extérieures.










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