Port-Gentil : les syndicats proposent une sortie de crise et reprennent les cours
Réunis ce mercredi 11 février 2026 à Port-Gentil, les enseignants de l’Ogooué-Maritime, sous les bannières du Synetecpro, du Sena et de SOS Éducation, ont formulé des propositions structurantes pour sortir durablement de la crise qui secoue l’école gabonaise. Tout en réaffirmant leur attachement au dialogue, ces derniers ont annoncé la reprise immédiate des cours.
Face à une paralysie qui dure depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales ont pris la parole d’une seule voix. Selon leur porte-parole, Sylvain Moundounga, l’escalade du mouvement de grève serait liée aux « menaces et intimidations » subies par certains responsables syndicaux. S’ils reconnaissent les efforts du gouvernement, les enseignants estiment qu’aucune négociation sérieuse ne peut prospérer « dans un climat de pression et d’insécurité ».
Une Commission spéciale sous l’autorité du chef de l’État
Forts de quarante années de combat syndical depuis 1990, les enseignants qualifient l’Éducation nationale de « grand malade » nécessitant un traitement structurel. Ils exigent la création urgente d’une Commission spéciale indépendante, placée sous l’autorité directe du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Cette instance aurait pour mission de diagnostiquer en profondeur les dysfonctionnements du système éducatif et de proposer des solutions pérennes. Les conclusions des États généraux de l’éducation de 2010 sont avancées comme base de travail. Les syndicats insistent également pour que le secret professionnel ne puisse être opposé aux investigations de cette Commission.
Revendications urgentes et reprise des cours
Outre la réforme de fond, les enseignants réclament la régularisation des situations administratives, le paiement des rappels et vacations, la gestion des carrières ainsi que l’intégration des enseignants bénévoles et confessionnels. Pour les représenter dans les discussions, ils ont porté leur choix sur le sénateur Léon Ababé, entouré d’experts jugés neutres et compétents.
En geste d’apaisement, les syndicats ont annoncé la reprise immédiate des cours. Une décision qu’ils présentent comme un acte de responsabilité, dans l’espoir d’accélérer la mise en place de la Commission et d’ouvrir une nouvelle séquence de dialogue, au service de l’école gabonaise et de la Ve République.









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