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Port-Gentil : les présumés meurtriers de Jordan Vivien Olendji écroués après dix jours de traque

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Soupçonnés d’avoir ôté la vie à Jordan Vivien Olendji dans la nuit du 9 au 10 mars 2026, quatre jeunes Gabonais ont été placés sous mandat de dépôt à Port-Gentil. Une affaire qui relance le débat sur la montée de la violence urbaine et l’impunité dans certains quartiers.

L’étau s’est resserré. Dix jours après les faits, les présumés auteurs du meurtre de Jordan Vivien Olendji ont été interpellés puis incarcérés. Selon le quotidien L’Union du 27 mars 2026, « leur cavale aura duré dix jours » avant leur arrestation par les éléments de la Police judiciaire.

Mandikou Me Digabe Géraud Dani alias Amsa (23 ans), Ozavino Jérémy (18 ans), Douckagha Bayonne Emmanuel alias Manu (21 ans) et Mabedi Lauriant David (20 ans), tous originaires du quartier Cité-Rose, ont été placés sous mandat de dépôt le 25 mars 2026 à la prison centrale de Port-Gentil.

Une altercation qui vire au drame

Les faits remontent à la nuit du 9 au 10 mars. Comme le rapporte L’Union, la victime, « vigile chez un particulier à la Cité-Otando », aurait été confrontée à un groupe de jeunes en train de fumer du cannabis à proximité de son lieu de travail. Souhaitant préserver la tranquillité du site, Jordan Vivien Olendji leur aurait demandé de quitter les lieux. Une intervention qui dégénère rapidement. « Les jeunes désœuvrés auraient opposé une résistance qui a conduit, in fine, à une violente rixe », précise le journal.

Dans la confusion, l’un des agresseurs s’empare d’un morceau de bois et assène un coup fatal à la nuque de la victime. « Jordan Vivien s’écroule. L’irréparable vient de se produire », relate L’Union avec gravité.

Une fuite vaine, une enquête efficace

Conscients de la gravité de leur acte, les quatre jeunes prennent la fuite, abandonnant leur victime. Ce n’est que plus tard qu’un passant découvre le corps inerte. Transporté d’urgence dans une structure sanitaire, « les médecins constatent son décès », indique le quotidien.

Mais la fuite ne durera pas. Grâce à « la dextérité et la perspicacité des éléments de la Police judiciaire », les suspects sont finalement rattrapés le 19 mars 2026. Interrogés, ils seraient rapidement passés aux aveux, selon des sources concordantes.

Une violence juvénile qui interpelle

Au-delà de ce drame, cette affaire met en lumière une réalité préoccupante : la banalisation de la violence chez certains jeunes, souvent liée à l’oisiveté, à la consommation de stupéfiants et à l’absence de repères.

Le meurtre de Jordan Vivien Olendji, simple vigile dans l’exercice de ses fonctions, soulève une question essentielle : comment enrayer cette spirale de violence qui transforme des altercations ordinaires en tragédies irréversibles ? Alors que les présumés meurtriers « réfléchissent désormais sur leur sort au Château », comme le souligne L’Union, l’opinion attend plus que des arrestations : une réponse structurelle à un phénomène qui fragilise le tissu social.

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