Port-Gentil : la sérénité peine à revenir à l’Éducation malgré la médiation
Une délégation mêlant syndicalistes et société civile a tenté, sans succès notable, de convaincre les enseignants grévistes de Port-Gentil de lever le mouvement. La tentative de ramener l’accalmie dans le secteur éducatif à Port-Gentil s’est soldée par un résultat mitigé.
Selon des propos rapportés par nos confrères du Quotidien L’Union dans leur édition du vendredi 23 janvier 2026, une délégation composée de responsables syndicaux et de membres de la société civile a séjourné en milieu de semaine dans la capitale économique afin de rencontrer les enseignants en grève. Objectif affiché : expliquer le contenu du protocole d’accord conclu entre le gouvernement et les partenaires sociaux, et tenter de rétablir la sérénité dans un climat social particulièrement tendu.
Une rencontre loin de faire l’unanimité
D’après L’Union, la démarche a été diversement appréciée par les enseignants. Si certains se sont montrés favorables à l’organisation de cette rencontre, d’autres ont catégoriquement refusé d’y prendre part, préférant maintenir leur piquet de grève. Pour ces derniers, certains membres de la délégation, notamment Pierre Mintsa et Georges Mpaga, seraient perçus comme « des parfaits inconnus » du secteur éducatif, ce qui a renforcé la méfiance et la contestation.
Malgré ces réticences, une séance s’est finalement tenue, avec une assistance jugée réduite, en présence du directeur d’Académie provinciale (DAP) et de ses collaborateurs. Une réunion qui, selon les termes du quotidien national, n’a pas permis de dégager un consensus clair au sein de la corporation enseignante.
Des assurances insuffisantes face à une détermination intacte
Au cours des échanges, le syndicaliste du ministère des Affaires sociales, Pierre Mintsa, est revenu sur la mise en place d’un comité tripartite, chargé notamment du suivi des engagements pris par le gouvernement. Il a également assuré que les enseignants concernés par les avancements, reclassements et intégrations verraient leurs situations administratives et salariales évoluer, notamment sur les effets de solde.
Des garanties jugées insuffisantes par une majorité de grévistes. Toujours selon L’Union, ces derniers « persistent et signent » : ils n’entendent reprendre le chemin des salles de classe qu’après le 25 février prochain. Une position ferme qui confirme que, malgré les tentatives de médiation, la crise éducative reste entière à Port-Gentil, posant une nouvelle fois la question de l’efficacité du dialogue social dans un secteur déjà fragilisé.








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