Port-Gentil : désavoué, Pierre Mintsa échoue lamentablement à ramener les enseignants dans les classes
La crise qui paralyse le secteur de l’Éducation nationale continue de s’enliser, malgré les annonces gouvernementales censées amorcer une sortie de crise dès février 2026. Sur le terrain, la réalité demeure tout autre. À Port-Gentil, plusieurs établissements scolaires restent fermés, les enseignants maintenant leur mot d’ordre de grève. C’est dans ce contexte tendu qu’une délégation de médiateurs issus de la société civile a effectué un séjour de quelques jours dans la capitale économique, avec pour objectif affiché de convaincre les grévistes de reprendre les cours.
Conduite notamment par Pierre Mintsa, figure de la société civile, et le sénateur d’Etimbwe, Georges Mpaga, la mission de médiation s’est toutefois soldée par un échec. Selon le quotidien L’Union, la rencontre organisée avec les enseignants n’a débouché sur aucun compromis. Au contraire, les participants ont quitté la réunion pour regagner aussitôt le piquet de grève. Le journal rapporte que de profondes divergences ont émergé au sein même du corps enseignant : certains étaient favorables à la tenue des échanges, tandis que d’autres s’y opposaient fermement, estimant la démarche inopportune.
Une médiation contestée et jugée illégitime
Au-delà de l’absence de consensus, la légitimité même des médiateurs a été ouvertement remise en cause. Les enseignants affiliés à SOS Éducation à Port-Gentil auraient qualifié Pierre Mintsa et Georges Mpaga de « parfaits inconnus », contestant leur capacité à jouer un rôle crédible dans la résolution de cette crise. Pour ces grévistes, les explications fournies sur les mesures issues de la commission tripartite ne sauraient suffire à lever les revendications persistantes, jugées anciennes et non résolues.
Malgré l’appel du gouvernement invitant les enseignants à reprendre les cours en attendant la mise en œuvre effective des régularisations annoncées, SOS Éducation campe sur sa position. À Port-Gentil, la reprise des enseignements n’interviendrait pas avant le 25 février. Cet échec de la médiation intervient dans un climat particulièrement sensible, marqué par l’incarcération à la prison centrale de Libreville de deux figures du mouvement syndical, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo, une situation qui continue de radicaliser davantage les positions.









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