PDUG : Le Plan de travail et budget annuel 2026 arrêté à 8,2 milliards FCFA !
Le Ministre des Travaux Publics et de la Construction, Edgard Moukoumbi, a présidé, ce mercredi 1er avril 2026, le Comité de pilotage du Projet de Développement Urbain du Gabon (PDUG). Au cœur des travaux, l’adoption du Plan de Travail et Budget Annuel (PTBA) 2026 arrêté à 8,266 milliards FCFA avec des orientations strictes. Une boussole financière conduite avec le Ministère de la Planification et de la prospective via la Commission nationale des travaux d’intérêt public pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi (CNTIPPEE) et ce, pour la transformation des villes secondaires du pays.
C’est en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’acteurs économiques partenaires du Gabon de premier plan que s’est tenu le comité de pilotage du Projet de développement urbain du Gabon qui s’étend de 2025 à 2031. Lors de son allocution de circonstance, le Président du Copil-PDUG a rappelé à l’assistance que ce projet n’est un simple programme de voirie mais plutôt un levier structurel. Edgard Moukoumbi a souligné qu’il vise à corriger les disparités territoriales. Pour in fine, poser les bases d’un développement harmonieux.
L’efficience infrastructurelle dans les priorités du PDUG !
Co-financé par l’État gabonais et la Banque Mondiale via un prêt de la BIRD d’environ 90 milliards de francs CFA, le PDUG entre désormais dans une phase active. D’ailleurs, pour l’exercice 2026, le Plan de travail et budget annuel a été arrêté à 15,02 millions de dollars, soit environ 8,26 milliards de francs CFA. Ce montant représente 10 % de l’enveloppe globale et témoigne, Yvon Fabrice Mombo, Président du comité technique, d’une montée en puissance de l’absorption des crédits.
Ce dernier n’a pas manqué de marteler que l’architecture du PDUG repose sur une approche de résilience climatique. Laquelle intègre la modernisation des réseaux routiers et création d’espaces publics, la construction de systèmes de drainage complexes pour réduire le risque d’inondation, un coût économique majeur pour les ménages et les entreprises locales.
Par ailleurs, le PDUG emporte un volet de transfert de compétences vers les collectivités locales pour assurer la pérennité des actifs créés.
Un impact multisectoriel sur 7 villes sous les projecteurs
Le déploiement du PTBA 2026 cible 7 pôles urbains stratégiques répartis en « villes prioritaires » et « 3 centres d’appui ». Il s’agit respectivement de Franceville, Lambaréné, Koula-Moutou, Oyem et Mouila, Ndendé, Lébamba. Selon le Président du Copil PDUG Ces localités bénéficieront de ces injections de capitaux avec un impact attendu triple. Outre l’amélioration du cadre de vie, le projet favorise le tissu entrepreneurial local, notamment les PME, qui seront des acteurs de premier plan dans l’exécution des travaux.
Cette dynamique impulsée par le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema vise à créer une boucle de valeur ajoutée locale. Ce qui devrait logiquement transformer l’investissement public en opportunités d’emplois. À ce propos, Edgard Moukoumbi qui a salué les échanges et souhaité que « les décisions prises ici auront un impact direct sur l’avenir de nos villes et sur le quotidien de nos concitoyens […] Car. en définitive, le succès du PDUG se mesurera moins à nos intentions qu’aux résultats concrets obtenus sur le terrain ». Le ton est donné pour la politique de décentralisation économique.









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