Paris : Anges Kevin Nzigou mobilise la diaspora et trace la ligne politique du FDS
Réunie à Paris ce samedi 31 janvier 2026, la diaspora du Front démocratique socialiste (FDS) a reçu un message politique dense, exigeant et sans concession de la part de son président, Anges Kevin Nzigou. Entre appel à l’engagement responsable, soutien critique à la transition et refus des renoncements sociaux, le leader du FDS a réaffirmé le rôle central de la diaspora dans la refondation politique du Gabon.
Dans un hôtel parisien, loin de Libreville mais au cœur du débat gabonais, Anges Kevin Nzigou s’est adressé aux militants de la section Île-de-France avec un ton à la fois pédagogique et combatif. D’emblée, le président du Front démocratique socialiste a posé le cadre : la diaspora n’est ni un prolongement symbolique ni un décor politique. Elle est appelée à devenir une « conscience en mouvement », capable d’analyser, d’alerter et de proposer, avec le recul de l’exil mais une fidélité intacte au pays.
La diaspora, pilier stratégique du projet socialiste
Pour le FDS, la diaspora doit assumer une responsabilité singulière. Forte de son exposition à d’autres modèles démocratiques et sociaux, elle est invitée à nourrir le parti d’expériences comparées, d’expertises techniques et de propositions crédibles. « Le militant de la diaspora n’est pas un commentateur à distance », a martelé Anges Kevin Nzigou, appelant à transformer l’expertise acquise à l’étranger en force politique utile pour le Gabon.
Cette exigence s’inscrit dans une vision assumée : le FDS se veut une maison ouverte aux consciences debout, loin des compromissions et des calculs opportunistes qui ont longtemps miné la vie politique nationale.
Transition politique : soutien lucide, vigilance intacte
Revenant sur le 30 août 2023, le président du FDS a rappelé que son parti avait accueilli la transition avec espoir, mais sans naïveté. Le soutien à cette séquence historique n’a jamais été un blanc-seing. « Être responsables ne signifie pas être silencieux », a-t-il insisté, rappelant les lignes rouges du parti : refus de l’impunité, de la violence politique et de la négation des droits.
Sur le front social, Anges Kevin Nzigou a souligné la libération des syndicalistes comme un acquis réel, tout en mettant en garde contre une lecture trop optimiste de la situation. Le maintien de la grève dans certaines provinces, notamment à Port-Gentil, révèle selon lui une défiance persistante et pose la question de la crédibilité du dialogue social engagé. Le FDS, a-t-il assuré, restera aux côtés du monde enseignant, « vigilant et résolu ».
Contre l’autoritarisme et les renoncements sociaux
Très attendu sur les libertés publiques, le discours a été sans ambiguïté. Face au retour de discours prônant la peine de mort, Anges Kevin Nzigou a opposé une fin de non-recevoir ferme. Pour le FDS, cette option n’est pas une solution politique, mais l’aveu d’un échec de l’État de droit. Le parti revendique une ligne claire : la dignité humaine, la justice indépendante et la liberté comme socle intangible.
Sur le terrain économique, le président du FDS a mis en garde contre les politiques d’ajustement qui feraient peser l’effort sur les mêmes catégories sociales. La bataille à venir, a-t-il prévenu, sera d’abord économique et sociale : lutte contre la vie chère, protection des ménages et refus du démantèlement des filets de solidarité.
Cap sur le congrès et la production programmatique
À l’approche du congrès du FDS, la diaspora est appelée à jouer un rôle moteur. Économistes, juristes, enseignants, cadres et acteurs sociaux sont invités à contribuer à l’élaboration de propositions chiffrées, réalistes et socialement justes. L’objectif est clair : faire du FDS non un parti de dénonciation permanente, mais une force de réflexion, de vigilance et de proposition.
En conclusion, Anges Kevin Nzigou a appelé à une année d’engagement utile, loin de la surenchère verbale. Une année placée sous le signe de la maturité politique, de l’intelligence collective et du service du bien commun. Un message adressé à la diaspora, mais aussi, en filigrane, à l’ensemble de la classe politique gabonaise.









GMT TV
[youtube-feed feed=2]