Panthères du Gabon : quand la souveraineté sportive dérange les donneurs de leçons
La polémique autour des décisions disciplinaires prises au sein de la sélection nationale du Gabon révèle une constante troublante : dès qu’il s’agit de football africain, certains observateurs extérieurs s’érigent en juges moraux. Or, les Panthères ne sont ni un symbole par procuration, ni un laboratoire d’interprétation étrangère. Elles relèvent de notre souveraineté sportive, de notre histoire et de nos règles.
Il est temps de remettre le débat à sa juste place. La sélection nationale n’est pas un terrain de narration importée. Elle obéit à un cadre, à une discipline et à une hiérarchie qui n’appartiennent qu’au Gabon. Les décisions internes prises par les instances sportives nationales relèvent exclusivement de leur compétence. Les commenter est légitime ; les délégitimer avec condescendance l’est beaucoup moins.
Discipline sportive : une règle universelle, pas à géométrie variable
Reconnaître le talent et les services rendus à la Nation ne signifie pas exonérer de toute responsabilité. Dans le football de haut niveau, le collectif prime toujours sur les individualités. Quitter un regroupement avant son terme constitue une faute professionnelle, plus encore lorsqu’on occupe un rôle de leader ou de cadre technique.
Dans toutes les grandes sélections, ce type de manquement appelle sanction. La rigueur disciplinaire n’est ni africaine ni européenne : elle est universelle. La France, souvent citée en exemple, a elle-même sanctionné sans état d’âme plusieurs de ses internationaux, parfois pour des faits extra-sportifs, au nom de l’exemplarité et de l’autorité de l’institution. Cela n’a jamais donné lieu à une mise sous tutelle morale extérieure.
Deux poids, deux mesures : le malaise persistant
La vraie question est donc ailleurs. Pourquoi ce qui est accepté comme une décision souveraine lorsqu’il s’agit d’une sélection européenne devient-il soudainement problématique lorsqu’il s’agit du Gabon ? Pourquoi cette lecture morale sélective, où l’Afrique devrait constamment s’expliquer, se justifier, voire s’excuser de faire respecter ses propres règles ?
Ici, il ne s’agit ni de régler des comptes, ni d’effacer des carrières. Il s’agit de gouvernance sportive, de respect du groupe et de crédibilité institutionnelle. La transmission, le renouvellement et l’exemplarité font partie de la vie d’une sélection nationale.
Respectez nos choix, respectez nos Panthères
Le Gabon n’a aucune leçon à recevoir en matière de discipline sportive. Le moment venu, la Nation saura honorer ses serviteurs avec dignité. Mais en attendant, un principe doit prévaloir : la gestion des Panthères relève du Gabon, et du Gabon seul. La souveraineté sportive n’est pas négociable.








GMT TV
[youtube-feed feed=2]