Oyem : un nouveau né retrouvé dans un sachet plastique
Le phénomène de l’infanticide est loin de connaître son épilogue au Gabon. Le dernier fait en date a profondément choqué les habitants de la ville d’Oyem, dans la province du Woleu-Ntem. Selon les informations rapportées par Gabonactu dans un article publié le 20 mars 2026, un nouveau-né a été découvert abandonné dans un sachet plastique par un passant. Cette scène bouleversante intervient deux mois seulement après un cas similaire signalé au quartier Amissa, dans la commune d’Akanda, illustrant une recrudescence inquiétante de ces actes.
Dans ce nouveau drame, c’est le quartier Ngouema qui a été le théâtre de cette découverte accablante survenue le 17 mars dernier. Le nourrisson, de sexe masculin et âgé d’environ cinq jours au moment des faits, a été retrouvé près d’une pompe publique. Alertées sans délai par le témoin, les autorités compétentes se sont rendues sur les lieux pour effectuer le constat. Cet abandon, dans des conditions aussi précaires, soulève une fois de plus de nombreuses interrogations sur les causes profondes de ces gestes désespérés.
Un appel à la solidarité et à la responsabilité collective
Pris en charge en urgence, le bébé a été conduit au Centre hospitalier régional d’Oyem (CHRO), où il reçoit actuellement des soins intensifs. Le directeur général de l’établissement, Emmanuel Badho Mengome Abiagha, a indiqué que l’état de santé du nourrisson nécessite une attention médicale constante, précise Gabonactu. Parallèlement, les recherches se poursuivent pour retrouver la mère, tandis que les circonstances exactes de cet abandon restent encore floues.Face à cette situation, la direction de l’hôpital lance un appel à la solidarité nationale afin de venir en aide à l’enfant.
Les besoins exprimés concernent notamment des vêtements pour nourrisson, du lait infantile, de l’eau minérale, des couches et des produits d’hygiène adaptés. Au-delà de l’émotion suscitée par ce drame, cette affaire interpelle la société tout entière. Il est crucial de rappeler qu’aucune situation, aussi difficile soit-elle, ne justifie l’abandon ou la mise en danger d’un enfant. Des structures d’accueil, des services sociaux et des solutions d’accompagnement existent pour les mères en détresse. Ainsi, la sensibilisation , l’écoute et l’orientation peuvent sauver des vies. La protection de l’enfant doit être une responsabilité partagée, impliquant familles, autorités dans son ensemble.










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