OPDAD : Zita Oligui Nguema place la résilience des femmes au cœur de l’agenda continental

La Première Dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a pris part du 11 au 15 février 2026 à la 30ᵉ Assemblée générale ordinaire de l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement (OPDAD), à Addis-Abeba, en marge du 39ᵉ Sommet de l’Union africaine. Axée sur le thème « Renforcer la résilience des femmes face aux crises », la rencontre a abouti à l’adoption du cadre stratégique 2025-2030 structuré autour de quatre piliers prioritaires : santé, éducation, lutte contre les violences basées sur le genre et autonomisation économique.
Réunissant plus de 38 Premières Dames du continent, cette session de haut niveau s’est tenue dans un contexte marqué par la multiplication des crises climatiques, sanitaires et sécuritaires en Afrique. Pour le Gabon, cette participation s’inscrit dans une démarche de diplomatie sociale et d’influence, visant à promouvoir les initiatives nationales en faveur des femmes et des jeunes filles.
Santé, éducation et autonomisation : les priorités du Gabon
Dans son intervention, Zita Oligui Nguema a insisté sur l’impact disproportionné des crises sur les femmes. « Les crises fragilisent profondément nos systèmes de santé et de protection sociale. Lorsque la continuité des soins se rompt, ce sont les femmes et les filles qui en subissent les conséquences les plus durables », a-t-elle déclaré, qualifiant la santé de « levier stratégique de résilience et de stabilité sociale ». Engagée au sein du pilier santé de l’OPDAD, la Première Dame a présenté les actions conduites au Gabon pour garantir la continuité des soins en période de crise. Elle a évoqué notamment la création de centres de désintoxication, de formation et de réinsertion, ainsi que le projet de mise en place d’un hôpital dédié à la femme, à la mère et à l’enfant.
Au-delà de l’urgence sanitaire, l’approche défendue par le Gabon repose sur une vision structurelle. « La santé n’est pas seulement une réponse à l’urgence, mais un investissement stratégique pour la dignité humaine, la cohésion sociale et la résilience durable de nos nations », a affirmé Zita Oligui Nguema, réitérant son engagement en faveur de l’entrepreneuriat féminin et de l’éducation des filles. L’assemblée, présidée par Fatima Maada Bio (Sierra Leone) pour le mandat 2025-2027, avec Ana Dias Lourenço (Angola) comme vice-présidente, a validé le cadre stratégique 2025-2030. Les échanges ont porté sur quatre axes majeurs : santé, éducation, violences basées sur le genre et autonomisation économique.
Une diplomatie sociale en période de transition
La participation active du Gabon à cette plateforme continentale intervient dans un contexte national de transition politique et de redéfinition des priorités économiques. En mettant l’accent sur la résilience des femmes, les autorités entendent inscrire l’action sociale au cœur du développement durable.
À travers cette prise de parole, la Première Dame réaffirme la volonté du Gabon de contribuer à une Afrique plus solidaire et plus intégrée, fondée sur le partage d’expériences et la mutualisation des bonnes pratiques. L’enjeu est clair : bâtir des systèmes capables de résister aux chocs et de protéger les populations les plus vulnérables. Dans un continent confronté à des crises récurrentes, la résilience des femmes apparaît désormais comme un indicateur stratégique de stabilité et de cohésion sociale. Pour le Gabon, cette orientation s’inscrit dans une dynamique plus large visant à renforcer le capital humain et à consolider les bases d’un développement inclusif.








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