ONU : Antonio Guterres s’inquiète d’un monde qui s’arme au détriment de l’aide au développement
Face à un monde de plus en plus instable, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé un avertissement sévère sur l’orientation prise par les priorités internationales. Dans un discours marquant sur la situation mondiale en 2025, rapporté par AfricaNews, il déplore une course généralisée à l’armement, pendant que l’aide publique au développement s’effondre.
« Le monde est à un tournant dangereux », a-t-il déclaré, évoquant une planète où l’investissement dans la guerre progresse plus vite que celui destiné à sauver des vies. Les chiffres cités par António Guterres sont sans appel. Les dépenses militaires mondiales ont atteint près de 2 700 milliards de dollars en 2025, en hausse de presque 10 % sur un an. Un montant colossal, treize fois supérieur à l’aide publique au développement mondiale. « Certains gouvernements disent manquer de ressources pour la paix, mais trouvent toujours les moyens de financer les armes », a-t-il dénoncé, soulignant l’écart croissant entre discours politiques et réalités budgétaires.
Un monde surarmé, des populations abandonnées
Selon les données relayées par AfricaNews, plus d’un quart de la population mondiale vit aujourd’hui dans des zones de conflit, tandis que plus de 200 millions de personnes dépendent de l’aide humanitaire. Pourtant, les coupes opérées dans l’aide internationale, notamment par les États-Unis et plusieurs pays européens, ont fragilisé des millions de civils. Sur le terrain, cela se traduit par des programmes suspendus, des soins limités et une insécurité alimentaire accrue.
Pour António Guterres, la tendance actuelle menace l’avenir collectif. Il prévient que les dépenses militaires pourraient atteindre 6 600 milliards de dollars d’ici 2035, si rien ne change. Or, une fraction de ces sommes suffirait à éradiquer la faim, vacciner les enfants et financer l’adaptation climatique des pays pauvres. À l’approche de la fin de son mandat, il lance un appel clair aux dirigeants, relayé par Africa News « Les ressources existent. Ce qui manque, ce sont des choix courageux en faveur de l’humain et de la paix ».








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