OMS : pas de vaccin ni de médicaments pour traiter la dracunculose
Les maladies rares sont un véritable problème de santé publique qui touche une personne sur 2000 au sein de la population générale selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le focus est mis sur la dracunculose, encore appelée maladie du ver de Guinée, une pathologie extrêmement rare avec seulement 14 cas d’infection signalées dans seulement 11 villages de 5 pays en 2023. Bien qu’elle soit mortellement rare, il n’existe aucun vaccin et médicaments pour son traitement.
Maladie parasitaire, la dracunculose est causé par Dracunculus medinensis, affectant principalement les communautés vivant en milieu rural, défavorisées et isolées qui s’approvisionnent dans des points d’eau stagnante comme des étangs, indique l’OMS. En effet, bien qu’elle n’entraîne pas la mort, cette infection cause des invalidités à la personne infectée de plusieurs semaines pouvant aller à des mois. A ce propos, il en ressort qu’actuellement, 5 pays dont l’Angola, l’Éthiopie, le Mali, le Soudan du Sud et le Tchad sont considérés comme des pays d’endémie, tandis que le Soudan est en phase de précertification.
La dracunculose une maladie à surveiller
D’ailleurs l’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle qu’ « un an après l’infestation, une vésicule douloureuse se forme sur la partie inférieure de la jambe dans 90 % des cas, un ou plusieurs vers émergent de la peau, accompagnés d’une sensation de brûlure », une réaction douloureuse qui se calme lorsque les malades trempent la partie infectée dans de l’eau. Le plus alarmant est qu’à ce jour il n’y a aucune façon de guérir la dracunculose puisque l’organisme onusien en charge de la santé précise qu’il n’existe pas de vaccin contre la dracunculose, ni de médicaments pour traiter les patients.
Toutefois il est possible d’assurer la prévention, puisque l’OMS rappelle que la maladie est sur le point d’éradiquer. Pour ce faire, les recommandations à suivre sont, dans un premier temps, renforcer la surveillance pour détecter tous les cas humains et tous les animaux infestés dans les 24 heures suivant l’émergence du ver. Après cette étape, en cas d’infection il faut régulièrement nettoyer chaque lésion d’où un ver a émergé, jusqu’à son expulsion. Garantir un accès plus large à des sources améliorées d’eau potable, mener des interventions de lutte antivectorielle à l’aide du téméphos et promouvoir l’éducation sanitaire et les changements de comportement.








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