OMS : le SOPK une des principales causes de l’infertilité
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une affection hormonale fréquente qui touche environ 6 à 13 % des femmes en âge de procréer à travers le monde. Pourtant, près de 70 % des femmes concernées ne sont pas diagnostiquées, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans un article publié en février 2025. Bien que le SOPK soit une pathologie incurable, il demeure aujourd’hui l’une des principales causes d’infertilité féminine, d’où l’importance d’un suivi médical précoce et adapté.
Le SOPK est associé à de nombreux problèmes de santé à long terme qui affectent aussi bien le bien-être physique qu’émotionnel. L’OMS cite notamment l’anovulation et l’infertilité, mais souligne également que la prévalence du syndrome est plus élevée chez certaines appartenances ethniques. Ces populations sont souvent confrontées à davantage de complications, en particulier d’ordre métabolique.
Des symptômes multiples souvent négligés
Reconnaître les symptômes du SOPK est essentiel pour un diagnostic précoce. Ceux-ci incluent notamment des règles longues, abondantes, irrégulières, imprévisibles ou absentes, des difficultés à concevoir, l’acné ou une peau grasse, une pilosité excessive sur le visage ou le corps, une perte de cheveux de type masculin, ainsi qu’une prise de poids, surtout localisée au niveau abdominal.
L’OMS rappelle par ailleurs que les personnes atteintes du SOPK présentent un risque accru de développer d’autres maladies, telles que le diabète de type 2, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, les maladies cardiovasculaires ou encore le cancer de l’endomètre.
Une prise en charge possible malgré l’absence de guérison
Face à cette réalité, il est recommandé de consulter un professionnel de santé dès l’apparition des symptômes, afin de poser un diagnostic fiable. Bien que le SOPK ne puisse être guéri, des traitements existent pour atténuer les symptômes, améliorer la qualité de vie et réduire les risques de complications. Un changement de mode de vie, incluant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, joue également un rôle clé dans la prise en charge.
De son côté, l’OMS affirme soutenir les États membres dans leurs efforts visant à intégrer davantage l’infertilité et ses causes dans les politiques nationales de santé, les services de soins et les mécanismes de financement. L’objectif est clair : garantir un accès équitable aux soins liés à l’infertilité, sans que les personnes concernées ne soient confrontées à des difficultés financières









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