Oligui Nguema : « la sécurité n’est pas un droit réservé à quelques-uns »
Comment affronter le défis sécuritaire auquel font face les populations au quotidien dans les quartiers sous intégrés ? C’est l’équation à laquelle les responsables sécuritaires doivent désormais répondre. A l’occasion de son discours de voeux aux forces de Défense et de Sécurité ce 7 janvier 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a mis un coup de pression aux troupes, estimant que la sécurité est un droit pour toute la population, et pas seulement un privilège de quelques uns.
« Les forces de sécurité doivent être le rempart de la population et la garantie de la tranquillité de chaque citoyen », a affirmé avec force Brice Clotaire Oligui Nguema dans un discours fleuve d’une vingtaine de minutes. Tout en rappelant les efforts consentis par l’Etat, que ce soit en matière d’accès aux quartiers sous intégrés, ou en terme d’équipements opérationnels et de renforcement des effectifs au sein des Forces de Défense et de Sécurité, le chef de l’Etat s’est montré intraitable quant à l’exigence de résultats. « Désormais, plus aucune excuse ne saurait justifier la persistance de l’insécurité. J’instruis les commandants en chef de mener une lutte sans merci afin que la peur change de camp », a-t-il martelé.
Ramener la sérénité dans les quartiers
Le chef suprême des Force de Défense et de Sécurité à fortement insisté sur le fait que la place des policiers et gendarmes est dans la rue à rassurer les populations, et non pas dans des bureaux. « Le policier n’a pas vocation à être confiné dans un bureau. La Caporale, le deuxième classe, ils n’ont pas de place dans un État major. Leur place est dans la rue et sur le terrain », a insisté le chef de l’Etat pour qui, « La sécurité n’est pas le privilège réservé à quelques-uns. Elle est un droit sacré pour tous ».
C’est fort de ces principes que le président de la République a appelé les ministres concernés, ainsi que les commandants en chef des différents corps sécuritaires à harceler les fauteurs de troubles. « Les fauteurs de trouble, les auteurs de délits, de crimes ou crimes de sang doivent savoir que la cinquième République ne reculera pas », a-t-il insisté, tout en affirmant que « Chaque citoyen doit trouver la confiance et la sérénité dans sa maison ou dans nos rues ». Il faut dire que ce discours de fermeté du chef de l’Etat intervient dans un contexte d’insécurité généralisée qui touche aussi bien les personnes que les biens.









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