Nzeng-Ayong : deux ans de galère pour un chantier à l’abandon
Bloqués dans des embouteillages interminables depuis près de deux ans, les habitants de Nzeng-Ayong paient le prix d’un chantier à l’arrêt. Entre promesses de reprise et réalité de terrain, la crédibilité de l’action publique est une nouvelle fois mise à l’épreuve.
À Nzeng-Ayong, dans le 6e arrondissement de Libreville, la route est devenue un véritable parcours du combattant. Depuis le lancement des travaux de remplacement de buses métalliques par un dalot sur l’axe Pharmacie de garde–Rond-point, les usagers vivent un quotidien rythmé par les embouteillages.
Comme le relève L’Union dans son édition du 26 mars 2026, « les usagers (…) vivent un vrai calvaire », confrontés à des bouchons devenus structurels dans cette zone densément peuplée, estimée entre 100 000 et 150 000 habitants.
Un chantier abandonné, symbole d’un système défaillant
Initialement prévu pour une durée de deux mois, le chantier s’est enlisé pendant près de deux ans. En cause : le retrait de l’entreprise adjudicataire GIGS, faute de paiement par l’État. Résultat : un site déserté depuis août 2024, où « il n’y a plus l’ombre d’un seul ouvrier », souligne le quotidien.
Pourtant, selon les riverains cités par L’Union, les travaux avaient démarré à un « rythme soutenu » avant de s’interrompre brutalement. L’entreprise, contrainte de mobiliser ses propres ressources, a fini par céder sous la pression financière.
Entre promesses de reprise et attente des populations
Face à la grogne, une source proche du dossier évoque des démarches engagées par le ministère des Travaux publics pour permettre la reprise du chantier. Mais sur le terrain, aucune reprise effective n’est visible.
Dans ces conditions, la question devient centrale : combien de temps encore les populations devront-elles subir les conséquences d’un projet mal piloté ?
Une urgence de crédibilité
Au-delà du désagrément quotidien, ce dossier illustre les limites d’une gouvernance où les engagements peinent à se traduire en résultats. À Nzeng-Ayong, sortir du gouffre n’est plus une option, mais une exigence. Car pour les habitants, l’attente n’est plus supportable.










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