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Nzeng-Ayong : des enfants privés d’acte de naissance depuis 8 mois par la mairie !

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À la mairie du 6ème arrondissement de Libreville, un imbroglio administratif prive des centaines d’enfants de leur acte de naissance depuis près de huit mois. En cause, un conflit de signature entre l’ancienne et la nouvelle équipe municipale. Une situation des plus ubuesques que dénoncent plusieurs familles qui ont saisi l’occasion de lancer un cri de détresse. 

Dans le plus grand quartier du Gabon, l’établissement des actes d’état civil est au point mort. Un constat alarmant qui laisse de nombreuses familles dans une précarité juridique. Des nourrissons, dont certains atteignent aujourd’hui l’âge de dix mois, n’ont toujours pas d’existence légale aux yeux de l’administration. La faute à une passation de pouvoir qui paralyse l’état civil.

Les enfants prisonniers des caprices d’agents municipaux !

À l’origine de ce blocage, une interprétation rigide des procédures administratives lors du changement d’équipe municipale. Selon plusieurs parents, le nouveau maire refuserait catégoriquement d’apposer sa signature sur les documents dont la procédure a été entamée sous la mandature précédente. « On nous explique que les actes déposés durant la fin du mandat de l’ancien maire ne peuvent être signés que par lui », déplore Fabrice, un père de famille désemparé.

À l’instar de ce dernier, Edna Ekouaghe, mère célibataire s’est questionnée le principe de continuité du service public. « Mais puisqu’il n’est plus en poste, nous sommes obligés de courir derrière lui pour obtenir une signature. C’est aberrant. l’État s’arrête avec un individu maintenant ? », a-t-elle déploré. Des conséquences lourdes pour les familles Chaque mercredi, le ballet des parents devant les bureaux de la mairie se solde par la même déception. Or cette absence de document officiel bloque l’accès à plusieurs services privés et publics qui y sont reliés.

Il s’agit entre autres des prestations sociales, des soins de santé et des futures inscriptions scolaires. Pour ces enfants, le droit fondamental à une identité est aujourd’hui sacrifié sur l’autel d’une transition administrative mal gérée. Face à cette « machine ridée » il est impérieux de se questionner sur la durée de ce bras de fer. Combien de temps encore les usagers devront-ils payer le prix de ces dysfonctionnements bureaucratiques ? L’urgence d’une intervention des autorités de tutelle est désormais actée. Vivement un sursaut patriotique.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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