Nyanga : axe Pégnoundou–Tchibanga, la route vers Golgotha
Le soulagement tant attendu par les populations de la Nyanga semble s’éloigner au rythme de la dégradation de la chaussée. Le tronçon reliant Pégnoundou à Tchibanga, dans le département de Mougoutsi, est aujourd’hui dans un état de délabrement alarmant, rendant la circulation particulièrement périlleuse pour les usagers, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse (AGP).
Long de près de 30 kilomètres, cet axe constitue le maillon faible du projet de bitumage Ndendé–Nyali–Tchibanga. Lancés il y a plus de dix ans, les travaux confiés à l’entreprise chinoise COVEC se sont brutalement arrêtés aux portes de Pégnoundou. Selon les informations recueillies par l’AGP, ce blocage persistant serait dû à des défauts de paiement récurrents de la part de l’État.
Une lueur d’espoir était apparue il y a deux ans avec la relance des terrassements vers Tchibanga, mais le vrombissement des engins s’est de nouveau tu pour les mêmes raisons financières, laissant derrière lui une route éventrée et vulnérable aux intempéries.
Le cri de détresse des usagers
Sur le terrain, le constat est sans appel : ravines profondes, nids-de-poule béants et crevasses dictent désormais la loi. « Dans les deux sens, c’est difficile. La chaussée est très détériorée, ce qui ralentit considérablement nos déplacements », confie à l’AGP Hervé Mouloungui, un usager régulier de l’axe reliant la Nyanga à la Ngounié. Pour beaucoup, l’incompréhension domine face à l’incapacité des autorités à achever ce court tronçon stratégique.
Avec le retour des pluies, la formation de bourbiers menace de couper définitivement la liaison entre Tchibanga, Ndendé et Mouila. Si aucune mesure d’urgence n’est prise à court terme pour stabiliser la voie, c’est toute l’économie locale et la mobilité des citoyens qui risquent d’être paralysées. Le cri du cœur des Nynois est clair : il est temps que les engagements financiers suivent les promesses de développement.









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