Derniers articlesSOCIETE

Naufrage de l’Esther Miracle : Les familles de victime exigent un procès juste

Ecouter l'article

Près de trois ans après le tragique naufrage du navire Esther Miracle, l’émotion reste vive et la soif de justice intacte chez les proches des victimes de ce drame. Pour preuve, lors d’une déclaration de presse faite le samedi 28 février dernier, ces derniers ont, par la voix de Chantly Verda Kogou Moussavou, dressé un bilan sans concession des premières audiences du procès et réitéré les attentes pressantes des rescapés et des ayants droit.

Si l’ouverture du procès, le jeudi 26 février dernier après un report initial, a été accueillie avec un certain soulagement par les familles qui attendaient ce moment depuis 2023, l’enthousiasme a rapidement laissé place à une profonde amertume. Selon la présidente de l’association « Familles des victimes Esther Miracle », des défaillances logistiques et une organisation jugée déshonorante pour la mémoire des défunts, ont émaillé cette audience. Des écueils pointés du doigt par les familles éplorées.

Esther Miracle, l’heure de la justice a sonné !

Dans sa prise de parole, Chantly Verda Kogou Moussavou a fustigé l’inaudibilité des débats dans la salle d’audience et l’absence d’un calendrier précis. Cette impréparation aurait contribué à pénaliser les familles venues de l’intérieur du pays. Lesquelles doivent dépenser pour le transport et d’hébergement. Et ce, sans garantie de voir l’affaire avancer. Plus grave encore, la présidente de ladite association a déploré le retrait des avocats lors des premières séances laissant les victimes dans un désarroi juridique total. 

« Nous ne pourrons plus assister à une audience où nous ne sommes pas représentés », a-t-elle martelé. Cette dernière a appelé à une reprise diligente et structurée des débats. Mais au-delà de la forme, le fond des revendications porte sur quatre piliers essentiels. Il s’agit de la responsabilité dont devraient faire montre les autorités judiciaires. À ce propos, les familles exigent que toute la chaîne de décision soit examinée afin que chaque coupable réponde de ses actes.

Par ailleurs, ces derniers dénoncent la l’insécurité maritime. L’association réclame des mesures de sécurité strictes pour briser la « phobie » des transports maritimes qui paralyse désormais de nombreux Gabonais. Un appel a été lancé sur le soutien psychologique et financier aux veuves et orphelins, livrés à eux-mêmes depuis le drame. Pour finir, les familles des victimes demandent l’érection d’une stèle nominative au Port-Môle, lieu symbolique du dernier départ, et l’institution du 9 mars comme journée nationale de commémoration.

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GMT TV

Bouton retour en haut de la page