Nations Unies : « les femmes ne bénéficient que de 64% des droits de justice dont jouissent les hommes »
À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, les Nations Unies ont mis en lumière une donnée alarmante sur l’accès des femmes aux droits juridiques. A l’échelle mondiale, celles-ci ne disposent que de 64% des droits juridiques des hommes. Une étude qui pointe des lacunes législatives et des protections insuffisantes qui exposent femmes et filles à la discrimination et à la violence.
C’est une donnée qui ressort du Rapport du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres. Selon les études menées, «l’accès des femmes et des filles à la justice reste difficile.»,malgré les multiples avancées. Des difficultés rencontrées par la gente féminine dans 70% des pays du monde.« Souvent, le système judiciaire ne parvient pas à garantir les droits des femmes et des filles, qui se heurtent à des obstacles tels que l’existence de lois discriminatoires, l’inaccessibilité des mécanismes judiciaires, une mauvaise application des lois et la persistance de normes restrictives et patriarcales, indique le rapport.
Justice en panne et des lois qui ne protègent pas assez
Ces défaillances de la justice continuent des menaces pour la vie des femmes et des filles qui sont souvent accueillies avec impunité. A ce sujet, le rapport d’ António Guterres le précise. « À l’échelle mondiale, les femmes n’ont que 64 % des droits juridiques des hommes, car des cadres juridiques discriminatoires continuent de prévaloir». Une réalité qui interpelle sur le traitement réservé aux femmes dans le domaine de justice. Le rapport souligne que, dans une large part des États, la définition du viol n’intègre pas la notion de consentement.
«Dans l’ensemble, 54 % des pays n’ont pas de loi fondant la définition du viol sur l’absence de consentement, tandis que 72 % autorisent le mariage des enfants sans exception ou avec des exceptions, une question qui touche de manière disproportionnée les filles.» précise le Secrétaire général de l’ONU. Pour changer celà, les différents États devraient moderniser les textes, garantir des services juridiques gratuits et former les acteurs judiciaires. Sans ces mesures, les femmes risquent de rester privées d’une part de leurs droits.










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