Mines : GENMIN présente au gouvernement les avancées décisives du projet de fer de Baniaka
Reçu le 8 février 2026 au Cap par le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema, le groupe australien GENMIN a exposé l’état d’avancement de ses activités au Gabon, avec un focus particulier sur le projet de fer de Baniaka, dont l’entrée en production est annoncée d’ici la fin de l’année. Une échéance stratégique pour un secteur minier appelé à jouer un rôle central dans la diversification économique du pays.
Conduite par son président Grec Lilleyman, la délégation du groupe minier a présenté les progrès techniques et opérationnels enregistrés par ses filiales locales. Le projet de Baniaka, situé dans le sud-est du pays, est désormais positionné comme l’un des chantiers structurants du portefeuille minier gabonais.
Baniaka, un projet sous pression logistique
Au cœur des échanges : la question cruciale de la logistique ferroviaire. L’évacuation du minerai demeure un facteur déterminant pour la rentabilité et la montée en puissance du projet. Sans corridor d’exportation fluide et sécurisé, aucune exploitation industrielle ne peut atteindre son plein potentiel.
Dans un contexte où le gouvernement affiche une volonté ferme d’accélérer l’industrialisation du secteur extractif, la maîtrise de la chaîne logistique devient un enjeu de souveraineté économique. Le développement du projet Baniaka implique donc une coordination étroite entre opérateurs miniers, autorités publiques et gestionnaires d’infrastructures.
Un partenariat sous le sceau de la performance
Le ministre des Mines s’est félicité des « progrès significatifs » réalisés, qualifiant Baniaka de projet structurant pour l’économie nationale. Il a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner sa mise en œuvre, dans le respect des standards environnementaux et des exigences de création de valeur locale.Au-delà de la simple extraction, l’ambition affichée est claire : inscrire le développement du fer gabonais dans une dynamique de transformation durable, génératrice d’emplois, de recettes fiscales et d’investissements connexes.

Cette audience marque une étape politique importante. Elle traduit la convergence d’intérêts entre l’État gabonais et GENMIN autour d’un modèle minier plus exigeant, plus structuré et orienté vers la performance. Reste désormais à transformer les annonces en résultats concrets. Car dans un secteur où les calendriers sont scrutés et les promesses évaluées à l’aune des tonnes produites, la crédibilité se mesure sur le terrain.









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