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Médias : Gabon 1ère tient le piquet de grève

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Après l’annonce d’une grève illimitée des agents de Gabon 1ère le 22 janvier 2026, le service minimum est observé depuis ce vendredi 23 janvier 2026 à la Maison Georges Rawiri a constaté Gabon Media Time présent sur les lieux. Profitant de l’occasion, le président du Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), Hervé Ndzighe Nzoghe, est revenu sur les raisons de ce mouvement et les attentes du syndicat.

Depuis ce vendredi 23 janvier 2026, le groupe audiovisuel public Gabon 1ère fonctionne au ralenti à la Maison Georges Rawiri. Annoncée, le 22 janvier, la grève illimitée lancée par les agents se traduit par des studios partiellement fermés, des équipes réduites et des programmes allégés. Présent au piquet de grève, le président du Syndicat des professionnels de la communication (Syprocom), Hervé Ndzighe Nzoghe, assure que toutes les procédures légales ont été respectées avant le déclenchement du mouvement. « Nous avons respecté tous les pans et tous les niveaux des lois et règlements en République gabonaise. Après six mois de discussions infructueuses et un préavis de grève resté sans suite, la base a décidé de passer au dernier rempart de l’action syndicale : la grève. » a indiqué Hervé Ndzighe Nzoghe, Président du Syprocom. 

Conformément à la loi, un service minimum est observé afin d’assurer la continuité du service public. Mais sur le terrain, le syndicat déplore l’absence de concertation réelle avec les directions générales, malgré les instructions données par le ministre de tutelle. Une situation qui, selon le Syprocom, entretient un climat de blocage et retarde toute issue à la crise. « À ce jour, aucune direction générale n’est venue vers nous pour discuter de la mise en place du service minimum. Nous regrettons que les instructions du ministre ne soient pas prises en compte et que l’on entretienne une philosophie d’enlisement. » a-t-il expliqué. 

Des revendications anciennes toujours sans réponse

Au cœur du mouvement, les agents réclament en priorité l’érection d’un statut particulier pour les communicateurs, un dossier qui traîne depuis plusieurs années malgré de multiples promesses. A cela, s’ajoutent la réforme de l’audiovisuel public et surtout la restauration de la prime de rendement, supprimée depuis plusieurs années, que le syndicat considère comme une injustice sociale.« Les chefs sont gracieusement rémunérés sur la base du travail fait par les agents. Nous fabriquons ces ressources, mais rien ne nous est reversé. Nous demandons simplement justice sociale et apaisement » a martelé Hervé Ndzighe Nzoghe. 

En attendant l’ouverture de véritables négociations, le Syprocom affirme rester disponible pour le dialogue. Le souhait du syndicat est clair, que les revendications trouvent enfin un écho favorable afin de mettre un terme à cette crise sociale qui perturbe le fonctionnement de la télévision publique et pénalise durablement le service rendu aux usagers.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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