Makokou : décès d’une jeune fille-mère de 18 ans après un avortement clandestin
Mariam Ilomba, une Gabonaise de 18 ans, est décédée au Centre hospitalier régional Omar Bongo Ondimba de Makokou (CHROBOM) des suites d’un avortement clandestin, rapporte le quotidien L’Uniondans sa parution du 19 et 20 mars 2026. Ce drame montre les risques des avortements réalisés sans contrôle médical.
Selon les informations recueillies, Mariam Ilomba aurait pris une grande quantité de médicaments traditionnels qu’elle avait elle-même préparés pour mettre fin à sa grossesse. Cette pratique, illégale et sans suivi médical, a entraîné de graves complications qui ont conduit à son décès. Des proches ont indiqué que, lorsqu’elle est arrivée à l’hôpital, son état était déjà préoccupant. Les médecins auraient alors constaté que les substances consommées avaient provoqué une intoxication sévère et des lésions internes importantes. Le personnel médical aurait essayé de stabiliser Mariam, mais son état s’est vite détérioré. Elle laisse un bébé de 8 mois.
La nécessité de renforcer la prévention et de respecter la loi sur l’avortement
Alors que le gouvernement met en place des politiques publiques pour améliorer l’accès aux soins de santé sur tout l’ensemble du territoire national, ce drame interpelle davantage sur l’urgence de mieux sensibiliser les jeunes femmes. Il est crucial de les informer sur l’importance de la contraception et de l’utilisation des préservatifs pour prévenir les grossesses non désirées et réduire les dangers liés aux avortements clandestins. Ces mesures de prévention sont essentielles pour réduire les risques de décès et même les maladies sexuellement transmissibles.
L’affaire rappelle également le cadre légal en vigueur au Gabon. l’avortement est interdit sauf dans des cas exceptionnels, conformément l’article 377 du nouveau Code pénal, qui punit de deux ans d’emprisonnement maximum, et d’une amende toute personne qui pratique ou tentent une interruption volontaire de grossesse (IVG) en dehors du cadre légal. La loi prévoit aussi des sanctions pour toute personne qui s’impliquerait de près ou de loin dans un avortement illégal. Ce drame souligne ainsi l’importance d’un encadrement médical strict et de la sensibilisation des jeunes femmes pour prévenir ce type de tragédie.
Heldy Oyono, Journaliste stagiaire










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