Loi de finances 2026 : le FDS dénonce un ajustement budgétaire payé par les ménages

Réunis ce dimanche 25 janvier 2026 à Louis, dans une salle de fête archicomble de militants et sympathisants, les responsables du Front démocratique socialiste (FDS) ont livré une charge sévère contre la Loi de finances 2026. À la tribune, le président du parti, Anges Kevin Nzigou, a dénoncé une politique budgétaire qu’il juge socialement injuste, faisant peser l’essentiel de l’effort d’ajustement sur les ménages déjà fragilisés.
Une rigueur budgétaire à sens unique. Pour le FDS, derrière le discours officiel de rationalisation des finances publiques se cache une réalité bien plus brutale. Anges Kevin Nzigou a fustigé un ajustement qu’il qualifie d’« asphyxie sociale », estimant que l’État a choisi la facilité en augmentant les prélèvements et en supprimant des mécanismes de solidarité, plutôt que de s’attaquer à son propre train de vie. «On parle de rigueur, mais ce sont toujours les mêmes qui paient », a-t-il lancé devant une assistance acquise à son propos.
La farine, symbole d’un choc social annoncé
Parmi les mesures les plus décriées figure la suppression de la subvention sur la farine. Pour le président du FDS, cette décision n’a rien d’anodin. Elle menace directement le prix du pain, produit de base par excellence pour des milliers de familles. « Toucher au pain, c’est toucher à la stabilité sociale », a averti Anges Kevin Nzigou, estimant que cette mesure pourrait devenir un facteur de tensions si elle n’est pas rapidement revue.
Cumul fiscal et pression sur le logement. Autre point de crispation : le cumul de la Contribution foncière unique (CFU), de la TSIL et de la Taxe forfaitaire d’habitation. Le FDS y voit un empilement fiscal incohérent et injustifiable. Selon Anges Kevin Nzigou, cette pression accrue sur la propriété et le logement se traduira mécaniquement par une hausse des loyers. « Les propriétaires répercuteront ces charges sur les locataires. Ce sont les ménages qui trinqueront », a-t-il martelé, dénonçant une politique déconnectée des réalités sociales.
Factures en hausse, produits essentiels plus chers
Le président du FDS a également alerté sur l’augmentation annoncée des factures d’électricité et d’eau, ainsi que sur la hausse de la fiscalité touchant des produits de première nécessité. Lessive, eau minérale, matériaux de construction ou encore équipements informatiques : pour le parti, ces choix budgétaires vont renchérir le coût de la vie dans un contexte déjà marqué par l’érosion du pouvoir d’achat.
Des filets sociaux retirés au pire moment. Plus inquiétant encore aux yeux du FDS, la disparition ou la réduction drastique de plusieurs filets sociaux. Gratuité des transports publics, aides directes aux familles : autant de dispositifs qui, selon Anges Kevin Nzigou, auraient dû être renforcés face à la conjoncture, et non supprimés. « On retire les protections au moment même où la pression fiscale explose », a-t-il dénoncé, évoquant un risque réel d’instabilité sociale.
Un avertissement politique clair. En conclusion, le président du FDS a mis en garde les autorités contre les conséquences d’une telle orientation budgétaire. Pour lui, la Loi de finances 2026, en l’état, porte les germes d’un choc social majeur. « On ne peut pas refonder la République en demandant toujours plus à un peuple qui a déjà tout donné », a-t-il conclu, appelant à une révision en profondeur des choix fiscaux afin d’éviter que l’ajustement économique ne se transforme en crise sociale.









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