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Libye : Assassinat de Seïf al-Islam Kadhafi, fils de Guide !

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C’est un énième choc pour un pays déjà fracturé, Seïf al-Islam Kadhafi, fils aîné et autrefois dauphin désigné de l’ancien Président Mouammar Kadhafi, a été assassiné mardi 3 février 2026. Âgé de 53 ans, le candidat à la présidentielle qui n’aura jamais eu lieu, a été tué par balles lors d’une attaque commando à son domicile, dans le quartier de Hammadah au sud de la ville de Zintan, dans l’ouest montagneux de la Libye.

Selon Sky News Arabia, qui cite une source proche du désormais regretté, 4 hommes armés et masqués auraient fait irruption dans le jardin de sa résidence. Les assaillants auraient, selon la même source, préalablement désactivé les caméras de surveillance avant d’ouvrir le feu sur leur cible, puis de prendre la fuite. Une attaque armée, survenue en soirée, qui a été qualifiée de « lâche et traîtresse » par l’entourage politique de la victime.

Seïf al-Islam Kadhafi, un acteur dérangeant pour le pouvoir ?

Pour Abdallah Othman, conseiller et représentant officiel de Seïf al-Islam, qui a confirmé le décès via un communiqué publié sur les réseaux sociaux, le schéma répond à un classique. Le procureur général a ouvert une enquête, avec mobilisation d’experts médico-légaux pour examiner la scène et le corps. La brigade 444, une force militaire influente affiliée au gouvernement d’unité nationale, a formellement démenti toute implication dans l’opération.

Les premières hypothèses pointent vers un mobile politique. Selon un média français relayant les propos d’un proche conseiller, l’engagement actif de Seïf al-Islam dans la course à l’élection présidentielle serait au cœur du crime. Malgré les reports répétés du scrutin et les obstacles judiciaires, l’ancien héritier présumé conservait un soutien notable dans plusieurs bastions historiques du kadhafisme. De Syrte, Bani Walid, Tarhuna, Sebha et plus largement dans la région sud du Fezzan. 

Ses partisans y voyaient en lui une figure capable de restaurer une forme d’autorité centralisée face au chaos persistant depuis 2011. Longtemps présenté comme le visage « réformateur » et modéré du régime de son père, Seïf al-Islam avait cultivé une image d’intellectuel occidental. Du fait qu’il a étudié à la London School of Economics. Un portait un discours sur la démocratie et les droits de l’homme avant de se retrouver impliqué dans la répression brutale du soulèvement de 2011. 

Lyonnel Mbeng Essone

Rédacteur en chef adjoint, je suis diplômé en droit privé. J'ai longtemps fourbi mes armes dans les cabinets juridiques avant de me lancer dans le web journalisme. Bien que polyvalent, je me suis spécialisé sur les questions sociétés, justice, faits-divers et bien sûr actualités sportives.

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