Libreville : Plage de Léon Mba, un puits à déchets
La plage du lycée Léon Mba, site particulièrement prisé en période festive, se transforme très souvent en un véritable spectacle d’insalubrité déplorable. Parsemée de déchets en tout genre, cette plage, fréquentée par de nombreux visiteurs étrangers, dévoile une image d’un Gabon en rupture avec toutes les politiques d’assainissement et de valorisation environnementale. La pollution, imputable, comme partout ailleurs, à l’activité humaine soulève d’énormes questions sur la conservation et la protection de l’écosystème ainsi que de la biodiversité présente dans nos eaux.
Bouteilles en plastique, vêtements et emballages industriels. C’est en résumé les déchets qui ornent le long de l’axe baie des rois-lycée Léon Mba. Un constat fait par un reporter de Gabon Media Time qui s’est rendu sur place au lendemain de la fête de la Saint Sylvestre. Il faut dire que les causes premières de cette insalubrité, d’origine humaine, dégradent peu à peu le littoral.
En effet, les plages, zones de détente accueillant des milliers de personnes, surtout les week-ends, se retrouvent, après un dimanche festif, livrées à elles-mêmes. Les déchets s’accumulent, accentuant ainsi la pollution marine déjà dénoncée tant sur le plan national qu’international.
Une protection insuffisante
Face à cette pollution côtière, l’ONG AGLI se dresse comme un rempart, opérant régulièrement au nettoyage du littoral de la zone du lycée Léon Mba. Cependant, cette tâche apparaît insuffisante face à la présence humaine constante et grandissante. Une seule structure ne peut répondre à ce besoin pressant. La mise en place de réformes et de politiques adéquates ainsi que le renforcement des effectifs revêtent une importance capitale, compte tenu de la riche biodiversité et des enjeux environnementaux, touristiques et socioéconomiques que représentent ces lieux stratégiques.
Il convient de rappeler que la question environnementale nécessite l’implication tant des autorités que d’une prise de conscience citoyenne. La préservation de notre avenir vert, déjà fragilisé, doit devenir une priorité au cœur de la cinquième République. Il est donc impératif d’y porter un regard attentif, de mener une éducation adéquate et d’initier des réformes concrètes pour contrer cette situation alarmante.
Fred Mardochée MADJOU MATOUMBA, Journaliste stagiaire









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