Libreville : malgré la hausse du nombre de taxis, la galère persiste
La gabonisation du secteur du transport urbain devait marquer un tournant décisif dans l’amélioration de la mobilité à Libreville. Portée par les autorités gabonaises, à travers l’initiative Taxi Gab+ ambitionnait de moderniser le transport public, de créer des emplois durables et de mettre fin à l’anarchie longtemps décriée dans ce secteur stratégique. Pourtant se déplacer dans la capitale demeure toujours aussi difficile qu’on en vient à se demander ce qui cloche.
Le secteur du transport au Gabon a vu son parc automobile se renforcer avec la première phase qui a enregistré plus de 400 véhicules en mars 2025 et 399 pour la phase 2. Une belle initiative pour faciliter les déplacements mais qui peine à se traduire dans le quotidien des usagers. Malgré l’augmentation visible du nombre de taxis dans la capitale, se déplacer demeure une épreuve, notamment aux heures de pointe. Attentes interminables, trajets refusés et pratiques tarifaires aléatoires alimentent la frustration des populations, qui ne perçoivent aucun bénéfice de cette réforme annoncée comme salvatrice.
Taxi Gabon : un projet ambitieux confronté à la réalité du terrain
Le service standardisé, avec des tarifs réglementés et une meilleure couverture géographique de la ville semble oublier. De nombreux taxis sont peu visibles sur les axes stratégiques, certains chauffeurs privilégient des courses longues ou refusent de circuler dans certaines zones jugées peu rentables. Une situation qui pousse de nombreux Librevillois à se poser une question à savoir à quoi sert l’augmentation du parc automobile si l’accès au service reste aussi difficile ?
Sans mécanisme de régulation efficace, ni sanctions dissuasives, la gabonisation du transport risque de rester une réforme de façade. Une situation préoccupante, alors que la mobilité urbaine demeure un enjeu majeur pour l’activité économique et sociale de la capitale. Pour plusieurs, la situation est pire qu’avant, car se déplacer est encore plus coûteux et difficile. Gageons qu’un réel regard sera porté vers cette préoccupation qui met chaque jour à mal le moral des citoyens.









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