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Libreville : l’Institut français baptise sa salle de spectacle au nom de Pierre Claver Akendengué

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Moment d’émotion et de reconnaissance à Libreville. La salle de spectacle de l’Institut français a été officiellement rebaptisée Salle Pierre Claver Akendengué, en hommage à plus de six décennies de carrière d’un monument de la musique gabonaise et africaine. Une décision saluée par une longue ovation du public, des acteurs culturels, de la famille de l’artiste et de nombreuses personnalités.

L’annonce a suscité une vive émotion dans la salle. Debout, le public a longuement applaudi ce qui restera comme un acte fort de reconnaissance culturelle. Désormais, le nom de Pierre Claver Akendengué est inscrit dans l’histoire même de l’un des principaux lieux culturels de la capitale gabonaise.

Une reconnaissance jugée méritée… même tardive

Pour de nombreux observateurs et proches de l’artiste, cet hommage, bien que salutaire, arrive après un long parcours souvent mené dans la discrétion. « Si cette salle lui est dédiée, c’est un honneur que lui fait la France. Je suis ravi pour lui, car c’est largement mérité. Même si, à mon sens, c’est un peu tard », a confié Marcel Djabioh, soulignant le rôle majeur joué par son oeuvre dans la promotion de la culture gabonaise et africaine.

Même sentiment au sein de l’assistance. Un des mélomanes de l’artiste a exprimé une fierté partagée : une reconnaissance qui consacre plus de 60 années de carrière, marquées par un engagement artistique constant et un rayonnement culturel profondément enraciné dans l’identité du Gabon.

Un choix symbolique assumé par la France

Pour l’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauries le calendrier n’a rien d’anodin. Rebaptiser la salle à l’occasion d’un concert que l’artiste aurait pu offrir au public de Libreville relevait d’une évidence.
Ce geste vise à saluer un parcours exceptionnel, mais aussi à inscrire durablement la mémoire de Pierre Claver Akendengué dans un lieu dédié à la création, à la transmission et au dialogue des cultures.

Un héritage pour les générations futures

Visiblement ému, l’artiste a accueilli cet honneur comme un message de fidélité à la culture gabonaise et un appel à la transmission. Plus qu’un hommage personnel, cette consécration symbolise la reconnaissance d’une œuvre qui a traversé le temps sans jamais renier ses racines.

Entre musique, mémoire et reconnaissance institutionnelle, cette soirée restera comme celle où un homme et son œuvre ont donné leur nom à un lieu, afin d’inspirer durablement les générations futures et rappeler que la culture gabonaise s’écrit aussi par celles et ceux qui l’ont portée avec constance et exigence.

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