Libreville : l’extension du Centre de santé mentale envisageable en 2026 ?
Le Centre national de santé mentale (CNSM) de Melen, situé dans le 5ème arrondissement de Libreville, ne dispose à ce jour que de 100 lits d’hospitalisation depuis sa création. Pourtant, selon des données rendues publiques en 2021 par la structure elle-même, 4 145 personnes souffrent de troubles mentaux au Gabon. Cette situation pose inévitablement la question de savoir si, en 2026, le gouvernement entend accorder une attention particulière à l’extension de cette structure afin d’améliorer la prise en charge des malades mentaux.
La question de l’extension du CNSM revient de manière récurrente dans le débat public. Et pour cause, l’augmentation du nombre de malades mentaux, conjuguée à l’incapacité du centre à offrir une prise en charge adéquate, est de plus en plus flagrante. Les principales causes évoquées restent le manque criard de places, l’insuffisance de personnel qualifié, mais aussi l’absence d’autres structures psychiatriques publiques spécialisées. À ce jour, le CNSM de Melen demeure l’unique établissement public dédié à la psychiatrie dans la capitale.
Des infrastructures fragilisées par les intempéries
Cette situation préoccupante a été davantage exacerbée par les intempéries survenues le 15 décembre 2025. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Libreville ont causé d’importants dégâts matériels, notamment au Centre hospitalier régional Estuaire de Melen (CHREM) au PK11, mais également au Centre national de santé mentale. Ces dommages viennent rappeler la fragilité des infrastructures sanitaires et renforcent la nécessité d’une réhabilitation en profondeur.
Dans ce contexte, la réhabilitation du CNSM pourrait utilement intégrer une extension des capacités d’accueil. Une telle initiative apporterait un souffle nouveau à la prise en charge psychiatrique au Gabon et serait perçue comme un signal fort des autorités de la Vème République, rappelant que la santé mentale mérite autant de considération que les autres secteurs de la santé publique et ne doit plus être reléguée au second plan.
L’urgence des autorités d’agir
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle d’ailleurs que la santé mentale fait partie intégrante du bien-être général et constitue une composante essentielle de la santé. Seulement au Gabon, les conditions actuelles demeurent loin d’être favorables. À titre illustratif, le pays ne compte que deux psychiatres pour assurer le fonctionnement du Centre national de santé mentale de Melen.
Il devient ainsi urgent pour les plus hautes autorités de passer des discours aux actes afin d’améliorer concrètement le quotidien des populations. En 2026, la prise en compte effective de la santé mentale doit se traduire par des décisions fortes et des actions concrètes.









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