Libreville : la mairie mobilisée pour la journée internationale «zéro déchet»
À l’occasion de la Journée internationale « zéro déchet », la capitale gabonaise a affiché ses ambitions écologiques. Sous l’impulsion du maire central, Pierre Matthieu Obame Etoughe, une vaste opération de salubrité et de sensibilisation a transformé les abords de l’échangeur de Nzeng-Ayong en véritable laboratoire de la transition environnementale.
L’événement, orchestré par la Direction générale de l’Environnement, a réuni un impressionnant cortège d’officiels. Aux côtés du maire central, le quatrième adjoint chargé de l’Environnement, Issa Malam Salatou, ainsi que les édiles des 2e et 6e arrondissements, ont mis la main à la pâte. Cette synergie entre les autorités et les équipes techniques visait un but précis : assainir durablement le cadre de vie des populations locales.
Le compostage : une solution au cœur des foyers
Au-delà du simple nettoyage, cette journée a mis l’accent sur la pédagogie. La municipalité a présenté des solutions concrètes pour réduire l’empreinte écologique urbaine, notamment le compostage des déchets organiques. En transformant épluchures et restes de nourriture en engrais naturel, la mairie souhaite instaurer une économie circulaire au niveau domestique.
« La propreté de la ville dépend de l’engagement de tous », a martelé Pierre Matthieu Obame Etoughe. L’édile a exhorté les Librevillois à adopter la règle des 4R : Réduire, Recycler, Réutiliser et, désormais, Composter.
Vers une pérennisation du modèle
Si l’opération de Nzeng-Ayong est un succès symbolique, elle pose la question de la durabilité. L’enjeu pour l’administration municipale est de transformer ce coup d’éclat en une politique pérenne s’étendant à l’ensemble des quartiers de la capitale, et même au-delà, vers l’intérieur du pays.
En faisant de la propreté une responsabilité partagée, Libreville espère devenir un modèle de gestion des déchets en Afrique centrale. Le message est désormais clair : pour un impact durable, chaque geste citoyen compte.
Heldy Oyono, journaliste stagiaire









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