Libreville : deux véhicules immobilisés paralysent la voie express au niveau de Plein Ciel
Ce mercredi 18 février 2026, la circulation est fortement perturbée sur la voie express au niveau de Plein Ciel, à Libreville. Deux véhicules, une Hyundai i30 noir stationné dans le sens inverse sur la chaussée et une Toyota double cabine blanc, sont stationnés depuis plusieurs heures sur la chaussée, provoquant d’importants embouteillages sur cet axe stratégique reliant le nord de la capitale à la zone industrielle d’Oloumi, dans le 5e arrondissement de Libreville et au port d’Owendo.
Depuis les premières heures de la matinée, les usagers sont confrontés à une situation de blocage quasi-total. Les deux véhicules, immobilisés sur la chaussée, ont réduit la capacité de circulation sur un axe vital pour les travailleurs reliant le nord de la ville à la zone industrielle d’Oloumi et au port d’Owendo, ainsi que pour ceux venant du sud, notamment d’Owendo, en direction du centre-ville et de l’aéroport.
Résultat : des kilomètres d’embouteillages, des automobilistes immobilisés, et une matinée de travail compromise pour de nombreux salariés.
Une capitale vulnérable au moindre incident
La scène, observée « au nez et à la barbe des autorités municipales », selon plusieurs témoins, interroge sur la capacité de gestion des incidents routiers dans la capitale. L’absence apparente d’une fourrière opérationnelle capable d’évacuer rapidement les véhicules visiblement en panne a contribué à prolonger le désordre.
Dans une ville déjà confrontée à un parc automobile à la fois vieillissant et en constante augmentation, le moindre accrochage peut désormais provoquer un effet domino sur l’ensemble du réseau routier.
Des travailleurs arriveront en retard, des réunions seront reportées, et des élèves, notamment ceux ayant des examens ou des devoirs, risquent d’accuser un retard préjudiciable. Comment, au XXIᵉ siècle, un véhicule immobilisé sur la chaussée peut-il encore paralyser pendant plusieurs heures la circulation dans une capitale d’État ?
Les 100 jours du gouvernement à l’épreuve de la mobilité urbaine
Au-delà de l’incident ponctuel, c’est la question structurelle de la mobilité urbaine qui se pose. Les ministères sectoriels, notamment ceux des Travaux publics et de l’Intérieur, disposent-ils d’un plan d’action opérationnel pour la gestion rapide des accidents et autres immobilisations de véhicules sur la voie publique pour cause de sur les axes stratégiques ?
Dans le cadre des 100 premiers jours du gouvernement, la fluidité du trafic et la réactivité des services compétents constituent un test concret de l’efficacité administrative. La modernisation des infrastructures routières ne peut être dissociée d’un dispositif d’intervention rapide et coordonné.
La voie express est un corridor économique. Lorsqu’elle se fige, c’est une partie de l’activité de Libreville qui ralentit. L’incident de ce 18 février 2026 rappelle une évidence : la gestion de la circulation n’est pas un détail logistique, mais un enjeu économique, social et stratégique.








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