Libreville : alerte sanitaire sur l’incinération d’ordures ménagères en pleine ville
Dans la capitale gabonaise, Libreville, une pratique alarmante d’incinération d’ordures ménagères a été observée, notamment au rond-point du PK12, où des déchets de tous types sont brûlés à ciel ouvert presque quotidiennement. Une situation inquiétante soulevé par l’expert en développement durable et consultant en responsabilité sociétale des entreprises (RSE) Afane Edou qui, sur sa page Facebook, a appelé les autorités, en particulier le ministère de l’Environnement, à prendre des mesures urgentes.
Depuis plus de deux semaines, les déchets, comprenant les ordures ménagères, plastiques, déchets organiques et ceux issus des commerces, sont incinérés en pleine zone urbaine et commerciale. Les habitants, qui vivent et travaillent à proximité, sont confrontés à une fumée constante, dense et toxique. Un phénomène qui, selon Afane Edou, met en danger des populations vulnérables, dont des enfants, des femmes enceintes, ainsi que des personnes âgées et des commerçants, qui s’exposent à des risques sanitaires majeurs.
Pour le Fondateur du Réseau Gabonais pour l’Environnement et le Développement Durable (RGEDD), cette situation ne relève plus d’un simple problème de salubrité ; elle constitue une urgence sanitaire et environnementale. Faut-il rappeler que « la législation gabonaise interdit clairement le brûlage des déchets en milieu urbain ».
Un danger permanent pour la santé des populations
La Loi n°007/2014 relative à la protection de l’environnement (Code de l’environnement) dispose en son article 35 que qu’il est interdit « tout rejet nuisible à la santé ou à l’environnement sans autorisation préalable ». l’article 36 quant à lui fait « obligation de collecter et traiter les déchets pour prévenir tout effet nocif sur la santé et l’environnement » et l’article 37 précise que « la collecte, le tri, le stockage, le transport et l’élimination des déchets doivent respecter la législation en vigueur ».
De plus, le Décret n°000541/PR/MEFEPEPN du 15 juillet 2005 relatif à l’élimination des déchets précise que « chaque producteur ou détenteur de déchets est responsable de leur élimination selon les normes légales et l’article 5 dispose que « l’élimination doit minimiser les nuisances pour la santé humaine et l’environnement ».
L’incinération à ciel ouvert au PK12 constitue donc une violation manifeste de ces textes réglementaires. La combustion incontrôlée, en particulier des plastiques, libère des particules fines, des gaz toxiques, des dioxines et d’autres substances cancérigènes, entraînant des conséquences catastrophiques.
Il faut préciser que les effets sur la santé peuvent être graves, y compris des maladies respiratoires; des intoxications chroniques, l’aggravation de maladies cardiovasculaires; la contamination des aliments dans les marchés environnants et le risques accrus de cancers à moyen et long terme
Face à cette situation inquiétante, il est impératif que le gouvernement gabonais prenne des mesures coercitives et agisse rapidement pour protéger la santé de ses citoyens et préserver l’environnement. L’inaction face à ce problème pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les générations à venir.









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