Journée mondiale de l’enfance : l’urgence de renforcer la protection des enfants
Chaque 20 novembre le monde célèbre la Journée mondiale de l’enfance, une occasion de rappeler l’importance de protéger les droits des plus jeunes et de lutter contre leur vulnérabilité. Au Gabon, cette journée revêt une signification particulière, alors que le pays fait face à une recrudescence alarmante des violences faites aux enfants rappelant l’impérieuse nécessité de renforcer les mesures de protection des cette tranche d’âge et de leur garantir un environnement sûr.
Des actes aussi tragiques que des viols, des disparitions, des kidnappings, ou encore l’exploitation des mineurs ternissent le quotidien de nombreux enfants gabonais. Les reportages sur ces violences ne cessent d’inonder l’actualité, témoignant d’une réalité préoccupante malgré les efforts déployés par les autorités pour combattre ces fléaux. Face à ce constat, Murielle Allogho epse Ndong, psychologue du développement et de l’éducation, appelle à une mobilisation collective et à des actions concrètes pour améliorer la situation.
Des lois à appliquer avec rigueur
Pour mettre un terme à cette spirale de violence, Murielle Allogho souligne l’importance d’une application stricte des lois existantes, en particulier la loi N°003/2018 du 8 février 2019, qui vise à protéger et promouvoir les droits des enfants. Cette législation est un outil fondamental pour instaurer un changement tangible sur le terrain. « Il est impératif de veiller à ce que ces lois soient non seulement respectées, mais également appliquées de manière stricte », affirme-t-elle.
Formation et programmes de soutien : des solutions à envisager
Le rôle des professionnels de la santé, de l’éducation et des forces de l’ordre est crucial dans cette lutte. La formation de ces acteurs est une des clés pour améliorer la protection des enfants. Par ailleurs, la création de programmes de soutien destinés aux familles vulnérables est une nécessité. « Renforcer les services de protection de l’enfance et mettre en place des initiatives ciblées pourrait véritablement offrir des solutions aux enfants victimes ou auteurs de violences », propose Murielle Allogho.
Les tragédies récentes, comme l’affaire d’Esther, une jeune fille violée et laissée pour morte, ainsi que la disparition inquiétante de nombreux autres enfants, soulignent l’urgence d’agir. Cette journée mondiale ne devrait pas se limiter à des discours et des promesses. Il est impératif que des actions concrètes et significatives soient entreprises pour garantir la sécurité, le bien-être et le respect des droits des enfants au Gabon.
La protection des enfants ne peut pas attendre. Elle requiert l’implication de tous, des autorités, des communautés et des familles, pour bâtir un avenir où chaque enfant peut s’épanouir en toute sécurité.









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