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Journée citoyenne : une initiative délaissée par les administrations publiques

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Instituées par les autorités gabonaises pour lutter contre l’insalubrité et encourager l’engagement collectif, les journées citoyennes semblent progressivement perdre leur essence. Pourtant, le principe est clair, chaque premier samedi du mois, les populations, les administrations publiques et les entreprises sont appelées à se mobiliser pour effectuer des opérations de nettoyage et d’assainissement dans leurs environnements respectifs.

notamment au sein de plusieurs administrations publiques de l’État. Alors que les administrations sont censées montrer l’exemple, leur implication reste souvent invisible lors des dates prévues pour les opérations de salubrité à l’instar de la journée citoyenne.Dans la pratique cependant, cette initiative apparaît de plus en plus inexistante, pourtant elle est très essentielle pour l’entretien du cadre de vie. 

Une mobilisation essentiellement portée par les municipalités

La responsabilité de ces actions semble désormais reposer presque exclusivement sur les municipalités. À Libreville par exemple, c’est la mairie centrale qui continue de porter l’effort de mobilisation. D’ailleurs, le week-end écoulé, elle a donné l’exemple en procédant à une vaste opération de nettoyage dans plusieurs quartiers de la capitale.

À cette occasion, Libreville a vibré au rythme d’une grande opération citoyenne contre l’insalubrité. Une initiative qui a mobilisé habitants, agents municipaux et bénévoles autour d’un objectif commun : redonner à la capitale gabonaise un visage plus sain et durable. Face à cette situation, une question s’impose, pourquoi les administrations publiques de l’État peinent-elles à pérenniser cette pratique pourtant instaurée par les plus hautes autorités ?

L’absence de mobilisation régulière dans ces structures fragilise l’esprit même de la journée citoyenne, qui repose sur une participation collective et exemplaire. Car si chaque administration, chaque société et chaque structure publique jouait pleinement son rôle, les effets seraient rapidement visibles. Ainsi, Libreville, souvent surnommée « la coquette », pourrait alors progressivement retrouver l’image d’une ville propre, accueillante et respectueuse de son environnement.

Geneviève Dewuno Edou

Diplômée en journalisme,je suis chargée des rubriques Santé en plus d’être l’une des voix derrière de nombreux reportages de GMTtv. L'écriture, la pose de voix, la présentation du Journal télévisé sont les principales tâches que j’exécute et pour lesquelles je mets mes capacités au quotidien au profit de la rédaction de Gabon Media Time.

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