Dans une tribune sans détour, Jean Pierre Antchoue interpelle la diaspora gabonaise et appelle à un devoir de mémoire politique. Refusant l’amnésie sélective et les reconversions opportunistes, le vice-président du FDS en charge des affaires internationales et de la diaspora rappelle les responsabilités d’hier, questionne les postures d’aujourd’hui et plaide pour l’émergence d’une nouvelle génération de leaders, fidèle aux combats menés et aux valeurs de résistance. Lecture.
« Quelles sont belles ces paroles, ces critiques,
Qu’il est beau parleur le messager…
Cela ressemble grandement à une personne qui vous poignarde et vient se plaindre de ce que le chirurgien qui essaye de vous recoudre utilise un mauvais fil.
Oui, le fil peut être mauvais, mais celui qui se plaint du chirurgien n’est nul autre que celui qui vous a mis dans cet état.
Nous pouvons tout nous dire, le constat est partagé. L’état de situation social résulte de la gouvernance de celui même qui aboie à tous les micros que ce qui se passe est anormal aujourd’hui quand hier il n’en trouvait rien à redire, dixit « le PDG au pouvoir n’a pas l’intention de vous passer le relais ».
La situation dans l’éducation nationale…? OLIGUI NGUEMA en a hérité.
La situation dans la santé…?
OLIGUI NGUEMA en a hérité.
La situation économique….?
OLIGUI NGUEMA en a hérité.
Cela ne veut pas pour autant dire qu’il n’est pas responsable de la gestion menée depuis trois ans.
Alors de grâce, que l’on n’impute pas tout au Chef de l’Etat actuel.
Pour autant moi je n’oublie pas.
Je n’oublie pas celui que j’ai ntchamé en 2016 à TV5 Monde et à son hôtel Le Prince de Galles.
Je n’oublie pas ceux que j’ai combattu hier dans la résistance. Et qui, pour certains d’entre eux sont encore aujourd’hui au pouvoir ou se sont reconvertis dans l’opposition.
Je n’oublie pas ce pour quoi je me suis engagé aujourd’hui en politique.
Le peuple n’y croit plus… oui, mais il n’y croit plus d’abord de ces leaders politiques qui hier ont servi le PDG, en ont été les principaux stratèges et artificiers, et qui aujourd’hui voudraient nous faire croire qu’ils sont des saints.
Aucune légitimité de ma part ne peut être accordée si ce n’est, tout de même par respect, la reconnaissance de l’animal politique, habile à souffler sur les braises et répandre son venin au service hier d’un régime aujourd’hui déchu.
Je choisis le chemin d’une mémoire affirmée, moteur de mon engagement. Fidèle à mes valeurs de résistant, et conscient de ce qu’il faut pour notre pays, une nouvelle génération d’acteurs politiques.
Je choisis en reconnaissance de rendre hommage ce samedi 07 Février 2026 à Feux Maître Fabien MERÉ et Hervé MOMBO KINGA, qui eux, ont souffert et été oppressés hier sous le régime de celui qui aujourd’hui est amnésique de presque tout, coupable de rien, et critique de tout.
Avis à la diaspora, ne vous laissez pas embarquer derrière ceux que nous combattions hier.
Nous devons nous mêmes choisir nos leaders, en faire émerger de nouveaux et construire une alternative crédible afin d’offrir à notre pays, une espérance, la vraie, pour son avenir.
Jean Pierre Antchoue, Vice-Président du FDS en charge des affaires internationales et de la diaspora.»









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