Interpellation de Marcel Libama et Simon Ndong-Edzo : le CESEC plaide pour l’apaisement
À la suite de l’interpellation de Marcel Libama et de Simon Ndong-Edzo, dans un contexte marqué par les mouvements de grève dans le secteur de l’éducation, le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) est monté au créneau. Mandaté par son président, Guy Bertrand Mapangou, le vice-président 2, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, s’est rendu à la Direction générale de la recherche (DGR) et assure que les deux responsables « se portent bien », appelant à un dénouement rapide dans un esprit de dialogue social.
Les informations relayées ces dernières heures sur l’interpellation de Marcel Libama et de Simon Ndong-Edzo ont suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et de la société civile. En réaction, le Conseil économique, social, environnemental et culturel a diligenté une démarche officielle afin de s’enquérir de la situation des deux leaders syndicaux.
Agissant sur instruction du président du CESEC, Guy Bertrand Mapangou, le vice-président 2 de l’institution, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, s’est rendu à la Direction Générale de la Recherche (DGR). Une démarche qui s’inscrit, selon lui, dans la droite ligne de la vocation du CESEC à demeurer « attaché au dialogue social et à l’atténuation des crises », comme rappelé lors du discours de vœux adressé au président de la République.
Une enquête liée aux mouvements de grève
Sur place, la présence de Marcel Libama et de Simon Ndong-Edzo a été confirmée par les responsables syndicaux de Dynamique Unitaire. Les responsables et enquêteurs de la DGR ont, selon le CESEC, apporté des éclaircissements sur les motifs et les conditions de ces interpellations.
Il ressort des échanges que ces dernières s’inscrivent dans le cadre d’une enquête en lien avec les mouvements de grève actuellement observés dans le secteur de l’éducation. Marcel Libama est placé en garde à vue, tandis que Simon Ndong-Edzo, délégué général, est entendu « pour nécessité d’enquête ».
« Tout va bien, pas de quoi s’inquiéter »
Le vice-président du CESEC indique avoir pu échanger directement avec les deux hommes. « Tous les deux sont bien portants et souriants », rapporte-t-il, transmettant le message confié par Marcel Libama : « Tout va bien, pas de quoi s’inquiéter ».
Il a également été confirmé que Marcel Libama a pu, dès son interpellation, contacter des proches. Il a notamment joint Lionel Engonga, président de SOS Prisonniers, afin que les dispositions nécessaires soient prises en matière d’assistance juridique.
Le CESEC plaide, pour sa part, pour que Marcel Libama recouvre rapidement la liberté, tout comme Simon Ndong-Edzo, entendu dans le cadre de la même procédure.
Appel à la retenue et au dialogue
Au cours de cette démarche, Geoffroy Foumboula Libeka Makosso a également échangé avec Roger Ondo Abessolo, président de Dynamique Unitaire, Jules Bibang, ainsi que d’autres acteurs de la société civile présents à la DGR.
Dans un climat social déjà sous tension, le CESEC réaffirme son attachement à une trêve sociale et à la primauté du dialogue. L’institution dit rester attentive aux suites judiciaires de cette enquête, tout en appelant à la retenue et à la recherche de solutions apaisées, dans l’intérêt de la stabilité sociale et du respect des droits de chacun.








GMT TV
[youtube-feed feed=2]