Gamba : les écoles primaires toujours paralysées par la grève
Alors que la reprise des cours s’observe progressivement dans plusieurs localités du pays à l’issue du mouvement lancé par « SOS Éducation », la situation demeure bloquée à Gamba. Selon L’Union dans sa livraison du 20 février 2026, les écoles primaires du chef-lieu du département de Ndougou restent portes closes, en raison d’un mouvement d’humeur des enseignants de la main-d’œuvre non permanente (Monp).
La rentrée scolaire peine à se normaliser dans certaines zones du territoire. À Gamba, dans la province de l’Ogooué-Maritime, les salles de classe des écoles primaires restent vides. D’après notre confrère L’Union du 20 février 2026, cette paralysie est liée à la grève des enseignants relevant de la main-d’œuvre non permanente (Monp), employés du Conseil départemental de Ndougou (CDN). Ces derniers réclameraient le paiement de cinq mois d’arriérés de salaires, couvrant la période d’octobre 2025 à février 2026.
Des revendications salariales au cœur du blocage
Selon le quotidien, les enseignants conditionnent leur retour en classe à la satisfaction de leurs revendications financières. Une situation qui met à mal la reprise progressive observée ailleurs dans le pays.
L’Union précise que la majorité des enseignants exerçant dans les écoles primaires de la base pédagogique de Gamba relève de la Monp, émargeant au budget des collectivités départementales et municipales. À cela s’ajoute un nombre important d’enseignants bénévoles, tandis que les instituteurs certifiés représenteraient moins de 10 % de l’effectif. Cette configuration rend le système éducatif local particulièrement vulnérable en cas de tensions salariales.
Autorités locales en quête d’issue
Toujours selon L’Union, le chef de base pédagogique, Christian Ratowo, et le préfet du département de Ndougou, Victor Ngoma, appellent à une reprise immédiate des activités scolaires.
Mais sur le terrain, le statu quo persiste. Les parents d’élèves expriment leur inquiétude face à l’incertitude qui plane sur le calendrier scolaire. Les enfants, eux, ignorent toujours la date de leur retour en classe.
Sauver l’école à Gamba
Les populations exhortent les autorités compétentes à trouver rapidement une solution, notamment en procédant au règlement des arriérés dus aux enseignants de la Monp et aux bénévoles.
Au-delà du conflit salarial, la situation de Gamba met en lumière la fragilité structurelle de l’organisation éducative dans certaines collectivités, où la dépendance aux contractuels et aux bénévoles expose l’école publique à des blocages prolongés.
Dans un contexte national marqué par la volonté d’éviter une année blanche, l’urgence est désormais de restaurer la continuité pédagogique à Gamba. Car chaque jour sans classe creuse un peu plus le retard scolaire et accentue les inégalités territoriales.








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