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Gabon : un boutiquier de 27 ans retrouvé mort dans son commerce à Ntoum

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Un jeune commerçant a été retrouvé sans vie, mardi dernier, dans sa boutique située au quartier Essassa-Bissobinam, dans le 3ᵉ arrondissement de la commune de Ntoum. La victime, identifiée comme Amidou Lobane, présentait des traces de violences, notamment des coups de machette. Une enquête judiciaire a été ouverte.

Le drame s’est produit au petit matin. Selon des sources judiciaires concordantes, le corps d’Amidou Lobane, 27 ans, a été découvert dans sa chambre attenante à son commerce par des riverains alertés par l’absence inhabituelle d’activité.

Aussitôt informé, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Ntoum s’est transporté sur les lieux, accompagné d’officiers de police judiciaire. Les premières constatations ont révélé des blessures graves, notamment plusieurs coups de machette portés sur différentes parties du corps.

Une enquête ouverte pour homicide

Face à la gravité des faits, le parquet a immédiatement ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce meurtre. La dépouille a été transférée vers une maison des pompes funèbres, sous le regard d’une foule émue et sous le choc.

À ce stade, aucune piste officielle n’a été communiquée. Les investigations devront établir s’il s’agit d’un acte prémédité, d’un braquage ayant mal tourné ou d’un différend personnel.

Une insécurité préoccupante dans la zone

Ce nouveau drame relance les inquiétudes liées à la montée de l’insécurité dans certains quartiers de Ntoum. À Essassa-Bissobinam comme à Essassa-Nzogmitang, des sources locales évoquent trois à quatre homicides volontaires par an, en plus de braquages devenus quasi récurrents.

Certains habitants pointent du doigt la prolifération d’activités nocturnes, notamment bars et boîtes de nuit. D’autres évoquent l’existence de réseaux connus localement, parfois protégés par le silence ou la crainte des représailles. Plus préoccupant encore : même les témoins de braquages hésiteraient à collaborer avec les forces de l’ordre, par peur ou par solidarité mal placée.

Une population sous tension

La mort d’Amidou Lobane, jeune commerçant installé dans le quartier, ravive un sentiment d’abandon chez certains habitants qui réclament un renforcement visible de la présence sécuritaire.Au-delà de l’émotion, c’est la question de la sécurité des petits commerçants et des résidents qui est posée. Combien d’autres drames faudra-t-il avant qu’un plan structuré de sécurisation de ces zones périurbaines soit déployé ?

En attendant les conclusions de l’enquête, la population d’Essassa-Bissobinam reste sous le choc, entre tristesse et inquiétude.

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