Gabon : ulcère de buruli, schistosomiase et géohelminthiases ces maladies endémiques
Au Gabon, certaines maladies tropicales négligées continuent de représenter un véritable défi de santé publique. Parmi elles, l’ulcère de Buruli, la schistosomiase et les géohelminthiases demeurent endémiques, affectant principalement les populations les plus vulnérables. rappelle l’Organisation mondiale de la santé (OMS). D’où l’importance de maintenir une couverture efficace de la chimioprévention dans tous les groupes à risque.
Selon l’ OMS, l’ulcère de Buruli est une maladie chronique débilitante causée par une bactérie présente dans l’environnement, Mycobacterium ulcerans. Elle touche essentiellement la peau, parfois les os, et peut entraîner des déformations sévères ainsi que des handicaps permanents lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps. Cette pathologie débute souvent de manière insidieuse et se manifeste par une tuméfaction indolore, une plaque ou un œdème diffus, le plus souvent au niveau des membres ou du visage.
En l’absence de douleur ou de fièvre, de nombreux patients tardent à consulter. Sans traitement, ou parfois même au cours de l’antibiothérapie, ces lésions peuvent évoluer vers une ulcération en l’espace de quelques semaines, avec un risque d’atteinte osseuse. L’OMS révèle qu’à ce jour, il n’existe aucune mesure de prévention primaire clairement établie, le mode exact de transmission restant inconnu. La vaccination par le BCG offre une protection limitée.
Des objectifs clairs pour l’élimination à l’horizon 2029
Face à cette réalité, l’OMS a défini une feuille de route couvrant la période 2021-2030, visant l’élimination de plusieurs maladies tropicales négligées. Pour le Gabon, l’objectif est ambitieux mais réalisable : éliminer les géohelminthiases et la schistosomiase en tant que problèmes de santé publique d’ici 2029. Les géohelminthiases figurent parmi les infections les plus répandues au monde, touchant plus de 1,5 milliard de personnes, soit près d’un quart de la population mondiale. Elles altèrent l’état nutritionnel, freinent le développement des enfants et fragilisent les adultes.
Pour y parvenir, l’OMS recommande l’administration périodique de traitements médicamenteux aux populations vivant en zones d’endémie, sans diagnostic individuel préalable. Cette stratégie de chimioprévention permet de réduire significativement la charge parasitaire et la morbidité associée. Concernant l’ulcère de Buruli, la détection précoce des cas et l’antibiothérapie restent les piliers de la lutte, avec un rôle crucial joué par les agents de santé communautaires. Une approche intégrée et durable demeure essentielle pour réduire la souffrance des patients et l’impact socioéconomique de ces maladies au Gabon.









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