Gabon : SOS Éducation exige la publication de la liste des 4 000 personnes à régulariser
Depuis le mois de décembre 2025, le secteur de l’Éducation nationale est paralysé par une grève qui a atteint son apogée en début d’année 2026 avec la cessation complète des cours par les enseignants. Ayant pris la mesure du problème, le gouvernement, sous l’autorité du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a mis en place une commission tripartite Education nationale – Budget – Fonction publique, dont les travaux ont pris fin au matin du 14 janvier 2026, avec à la clé des annonces fortes, allant dans le sens des revendications des enseignants.
Si au lendemain de l’annonce des mesures gouvernementales, ayant acté la régularisation progressive de 6 938 personnes à partir du mois de février 2026, le mouvement SOS Éducation n’a pas mis fin à sa grève, c’est bien parce que la confiance est rompue entre les parties. Pour les enseignants, le gouvernement doit leur apporter des garanties claires parmi lesquelles, la publication de la liste de toutes les personnes devant faire l’objet d’une régularisation. Cette mesure de prudence permettra à tout le monde de vérifier que les chiffres annoncés répondent à une réalité tangible.
Un test de crédibilité pour le gouvernement
Il faut dire que dans le détail, le ministère de l’Education nationale a annoncé la mise en solde des 328 sortants ENS/ENSET, la mise en présalaire des 692 sortants écoles ENIL/ENIF, la mise en présalaire des 108 enseignants des matières scientifiques, la mise en présalaire des 1 810 enseignants bénévoles, ainsi que la régularisation de 4 000 situations administratives sur les 6 574 dossiers, soit un taux de réalisation de 60,85%.
Lors de l’Assemblée générale de ce 31 janvier 2026, “La Base” a de nouveau réitéré cette demande, traduisant ainsi la méfiance vis- à-vis du pouvoir politique. Pour les enseignants, cette grève est un tournant majeur dans leur lutte. « Les grèves dans l’Education nationale sont cycliques, elles arrivent tous les 4 ans et nous sommes conscients que si nous ne tenons pas bon maintenant, nous repartirons pour 4 années de galère », a prévenu Marcel Libama, figure du mouvement lors d’une conférence de presse le 29 janvier. Si lors du Conseil des ministres du 29 janvier, le chef de l’Etat a appelé ses ministres à cultiver le dialogue et à tenir un langage de vérité face aux partenaires sociaux, cette crédibilité est désormais clairement mise à l’épreuve à la faveur de cette demande des enseignants.









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