Gabon : sept recommandations majeures pour le développement de la filière iboga
De nombreuses recommandations ont été formulées au sortir de la Conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaïne du 12 et 13 janvier. Parmi elles, «l’Appel de Libreville», un document dans lequel les attentes et propositions pour le développement de la filière iboga, rapporte l’Agence Gabonaise de Presse.
Le secteur de l’iboga pourrait connaître de nouvelles modifications à l’avenir si l’Appel de Libreville est pris en considération. Le document propose la mise en place d’un cadre réglementaire, éthique et institutionnel intégrant l’accès, l’utilisation, la transformation et la valorisation de l’Iboga et de ses alcaloïdes, tout en prenant en compte les savoirs endogènes ainsi que les connaissances culturelles et médicinales associées. Mais aussi, l’organisation d’une conférence nationale réunissant l’ensemble des parties prenantes, afin de définir un mécanisme de financement et de bâtir une chaîne de valeur structurée autour de l’Iboga, ainsi qu’un dispositif de propriété intellectuelle.
Conjuguer les efforts, une solution porteuse d’espoir pour l’iboga
Présent à la clôture des travaux, le ministre des eaux et forêts, Maurice Ntossui Allogho a rappelé l’importance de cette plante dans la culture identitaire du Gabon. Il a souligné qu’elle est «une ressource qui définit l’identité de notre nation.». Placée au rang de pilier majeur de l’économie nationale, il est nécessaire de mettre en avant le potentiel thérapeutique de l’iboga dans l’intérêt des communautés locales. Ce dans le respect de l’écosystème forestier à souligné le ministre de tutelle.
Pour y parvenir, l’accord entre savoirs ancestraux et sciences, «ne constitue plus une option, mais un impératif stratégique»,a martelé Maurice Ntossui Allogho. Il faudrait aussi que les pouvoirs publics, le monde scientifique, et le secteur privé s’allient pour un partenariat avec la communauté internationale où l’iboga est fortement exploitée. Dans cette dynamique, la conjugaison des efforts est de mise. « Le monde avance, et il avancera sans nous si nous ne travaillons pas ensemble pour prendre notre place»,a déclaré Stéphane Lasme, co-organisateur de la conférence internationale de l’iboga et l’ibogaïne.
Engagé à signer un partenariat avec les acteurs du secteurs basés aux Etats-unis, le ministère des eaux et forêts, entend mener ce combat à bras le corps. Gageons que les années à venir témoignent d’une revalorisation significative de la filière iboga.









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