Gabon : SeBa en communion avec son public, la magie d’une musique tradi-moderne
Ce vendredi 16 janvier 2026, SeBa a offert bien plus qu’un concert. Sur scène, l’artiste gabonaise a livré une performance habitée, intense et profondément humaine, révélant toute la force émotionnelle d’une musique tradi-moderne en pleine conquête de nouveaux publics.
Il y a des soirées qui marquent durablement les mémoires. Celle du concert de SeBa, ce vendredi 16 janvier, en fait indéniablement partie. Dès les premières notes, une énergie singulière a envahi la salle, portée par une artiste en parfaite symbiose avec son public. Une scène transformée en espace de partage, où la musique a aboli les distances et où l’émotion s’est imposée comme langage commun.
Une énergie scénique qui emporte tout
Dès son entrée, SeBa impose sa présence. La voix, à la fois profonde et enveloppante, guide le public à travers un voyage musical où se rencontrent les rythmes du sud et de l’est du Gabon, les sonorités traditionnelles nzébi et des arrangements résolument contemporains. Chaque morceau est interprété avec une intensité rare, nourrie par des années de recherche musicale et par une maturité artistique pleinement assumée.
La scène devient rapidement un espace vivant. Plusieurs spectateurs, emportés par la cadence et la chaleur des rythmes, rejoignent l’artiste pour danser. Loin d’un simple débordement d’enthousiasme, ces moments traduisent une véritable fusion entre SeBa et son public, une communion sincère où l’artiste ne joue pas pour la salle, mais avec elle.
Quand l’émotion atteint son sommet
L’émotion monte crescendo. Certains titres, porteurs de souvenirs et d’histoires collectives, font vibrer la salle d’une intensité presque palpable. Des regards humides, des sourires complices, des corps en mouvement : le concert devient un instant suspendu, où chacun se reconnaît dans cette musique qui parle de racines, de quête, d’amour et de confidences.
Cette capacité à toucher juste n’est pas le fruit du hasard. Depuis « Mu dogha Tei » (2007) jusqu’à « Uchombé » (2012), utilisé par Air France pour illustrer son film historique sur le Gabon, SeBa n’a cessé de bâtir une œuvre singulière. Son univers, enrichi d’influences allant du jazz au rock, s’affirme aujourd’hui avec l’album en préparation « Kundu » (Confidences), où l’intime se mêle au collectif.
Une signature artistique pleinement assumée
Entourée de son chœur « Ma Ndagha », fort d’une vingtaine de personnes issues de divers horizons, SeBa propose un équilibre subtil entre puissance vocale et finesse musicale. La réorganisation de ce chœur autour de ses compositions et de sa voix balsamique est devenue sa marque de fabrique. Chaque intervention chorale renforce l’émotion, chaque silence est maîtrisé, chaque montée rythmique trouve sa juste place.
Avec Samba, SeBa confirme sa capacité à faire dialoguer tradition et modernité sans jamais trahir l’une ou l’autre. Plus qu’un concert, la soirée du 16 janvier 2026 aura été une expérience sensible, une rencontre authentique entre une artiste et un public conquis, venu mesurer – et ressentir – l’ampleur d’une musique gabonaise vivante, audacieuse et résolument tournée vers l’avenir.
En quittant la salle, une certitude s’imposait : SeBa ne se contente pas de chanter. Elle raconte, elle relie, elle rassemble. Et c’est sans doute là que réside la force durable de son art.









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