Gabon : RÉAGIR opte pour sa fusion-absorption avec l’UDB
Ce samedi 28 mars 2026, à l’issue d’un congrès extraordinaire tenu dans la capitale, le parti RÉAGIR a officiellement acté sa disparition prochaine en tant qu’entité indépendante. Sous l’impulsion de son président, François Ndong Obiang, la formation a reçu le mandat de sceller un accord de fusion-absorption avec l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB), le parti au pouvoir.
Placées sous le thème évocateur «Ensemble, clarifions pour nous décider », ces assises ont été marquées par une volonté d’unité. Les congressistes ont validé par acclamation les recommandations des commissions, confiant les pleins pouvoirs au bureau exécutif pour finaliser ce rapprochement. Plus qu’une simple alliance de circonstance, c’est une véritable intégration au sein de la majorité présidentielle qui a été actée.
« Convergence profonde » plutôt qu’opportunisme
Face aux critiques potentielles, François Ndong Obiang a tenu à clarifier les motivations de cette manœuvre. Il récuse fermement toute forme d’opportunisme politique. « Cette fusion découle d’une convergence profonde d’idées, d’un parcours commun et d’une responsabilité citoyenne. Elle est la conséquence logique d’une vision partagée pour la reconstruction du pays. », a-t-il indiqué.
Pour le leader de RÉAGIR, ce choix est « souverain » et dicté par la récente réforme du système politique gabonais. Dans un cadre institutionnel en pleine mutation, l’objectif affiché est de renforcer la stabilité et l’efficacité de l’action publique.
Vers une nouvelle dynamique
En s’appuyant sur ce qu’il nomme la « sagesse conforme à la nouvelle dynamique politique », François Ndong Obiang positionne ce sabordage volontaire comme un acte de responsabilité. En rejoignant les rangs de l’UDB, RÉAGIR espère peser davantage sur les défis de la reconstruction nationale, privilégiant la « cohérence et la fidélité aux idéaux » plutôt que le maintien d’une structure isolée.
Ce mouvement pourrait bien initier une réaction en chaîne au sein de la classe politique, alors que le Gabon cherche à rationaliser son échiquier partisan.










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