Gabon : Patrice Moundounga Mouity recadre Ali Akbar Onanga et dénonce le «PDG de Facebook»
Alors que le Parti démocratique gabonais (PDG) traverse une crise interne de plus en plus visible, Patrice Moundounga Mouity, directeur du Centre d’études politiques du parti et membre du Bureau politique, a pris position dans une déclaration relayée par Gabon Media Time le 4 mars 2026. Il y distingue le PDG dirigé par Blaise Louembé et Angélique Ngoma d’un « PDG de Facebook » qu’il accuse d’alimenter les tensions dans un contexte de guerre larvée au sein de la formation politique.
La bataille politique au sein du Parti démocratique gabonais (PDG) continue de se jouer sur plusieurs fronts. Entre procédures juridiques, déclarations publiques et joutes sur les réseaux sociaux, la crise qui oppose différentes tendances du parti s’apparente désormais à une véritable guerre d’influence. Dans ce climat de tension, Patrice Moundounga Mouity, directeur du Centre d’études politiques du PDG et membre du Bureau politique, a choisi de sortir du silence pour clarifier sa position. Dans un message relayé par Gabon Media Time le 4 mars 2026, il affirme faire une distinction nette entre deux réalités du parti.
« Le PDG représentatif » face au « PDG de Facebook »
Dans sa déclaration, Patrice Moundounga Mouity oppose ce qu’il décrit comme le « PDG représentatif » au « PDG de Facebook ». « Je fais une distinction très claire entre le PDG, parti représentatif dirigé par les camarades Blaise Louembé et Angélique Ngoma, et le PDG de Facebook, pris en tenaille par des maître-chanteurs de tous poils et autres tutti quanti connus et reconnus », affirme-t-il.
Une sortie qui intervient dans un contexte de tensions persistantes au sein du parti, où plusieurs responsables et militants s’opposent sur la légitimité des instances dirigeantes depuis les bouleversements politiques intervenus au Gabon après le 30 août 2023.
Une guerre larvée au sommet du parti
Depuis plusieurs mois, le PDG est traversé par une série de fractures internes. Entre les partisans du directoire mis en place après la chute du régime d’Ali Bongo Ondimba et ceux qui contestent la légitimité de certaines décisions internes, le parti historique du paysage politique gabonais semble engagé dans un bras de fer prolongé. La récente mise en demeure adressée par Ali Akbar Onanga Y’Obegue, se réclamant toujours de la direction statutaire du parti, à la direction actuelle conduite par Blaise Louembé illustre la profondeur de cette crise.
Dans ce contexte, les réseaux sociaux sont devenus un terrain privilégié d’expression et parfois de confrontation entre militants et cadres du parti, alimentant ce que certains responsables qualifient désormais de « guerre numérique ».
Un appel à la « grandeur »
Au-delà de la critique des prises de parole sur les plateformes numériques, Patrice Moundounga Mouity appelle les militants à prendre de la hauteur face aux tensions. « Des faits têtus passés et présents confirment cette caractérisation. Osons la grandeur ! », conclut-il dans sa déclaration.
Cette prise de position vient ainsi s’ajouter à la série de réactions qui illustrent les lignes de fracture au sein du PDG. Une crise interne dont l’issue pourrait redéfinir l’équilibre et l’avenir de l’un des partis les plus structurants de la vie politique gabonaise depuis plus de cinq décennies.










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