Gabon : Paiement des frais d’accès sur XGEST, le ministère de l’Education médecin après la mort
Le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique vient de siffler la fin de la récréation concernant les dérives financières entourant l’usage du numérique à l’école. Par une note officielle datée du 25 mars, le Secrétaire général du ministère, Christian Louembet-Onguélé, a formellement interdit toute perception de frais liés à l’accès à l’application XGEST.
Depuis plusieurs mois, une pratique illégale s’était enracinée dans de nombreux établissements secondaires du pays. En effet,l’opérateur en charge de la gestion de plateforme XGEST exigeait le paiement d’une somme de 1 000 FCFA pour la simple consultation de leurs données pédagogiques. Un outil qui, ironiquement, avait été conçu pour moderniser et simplifier le suivi scolaire, et non pour devenir une taxe supplémentaire.
Dans un regain de lucidité le ministère par la voix de son secrétaire général Christian Louembet-Onguélé a été catégorique : cette exigence financière est une « violation flagrante » des textes réglementaires. Elle contrevient surtout au principe de gratuité de la scolarité, un pilier réaffirmé depuis la transition politique jusqu’à l’avènement de la 5e République. Pour les autorités, l’accès aux services numériques publics ne doit en aucun cas fragiliser les ménages gabonais déjà éprouvés par le contexte économique.
Des sanctions imminentes
L’heure n’est plus à la simple sensibilisation. La note ministérielle précise que des enquêtes administratives sont ouvertes pour identifier les auteurs de ces perceptions illicites, que les contrevenants s’exposent à des sanctions disciplinaires sévères mais aussi que cette instruction est d’application immédiate sur toute l’étendue du territoire.
Les directeurs d’académies et chefs d’établissements étant désormais en première ligne pour garantir que plus aucun franc ne soit réclamé pour l’usage de cet outil de gestion.
Le revers de la médaille : une réaction tardive
Si cette fermeté est saluée, elle laisse toutefois un goût amer à de nombreuses familles. En effet, les premières alertes concernant la monétisation de XGEST remontent au 1er décembre 2025. Pendant près de quatre mois, des milliers de parents ont dû s’acquitter de cette somme indue pour suivre la scolarité de leurs enfants, sans que la tutelle ne lève le petit doigt.
Cette intervention, bien que nécessaire pour restaurer l’équité, intervient tardivement, alors que le préjudice financier pour les foyers les plus modestes est déjà consommé pour une grande partie de l’année scolaire.










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