Gabon : mise à l’écart d’Annie Léa Meye du parti EPG après une audience au Palais
Dans un communiqué rendu public le 21 mars 2026, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a pris ses distances avec la participation de l’une de ses membres à la rencontre politique organisée au palais présidentiel. Le parti annonce l’ouverture d’une procédure disciplinaire et critique une initiative qu’il qualifie d’opération de communication, loin des véritables urgences nationales.
À la suite de la rencontre tenue le 19 mars 2026 au palais présidentiel, réunissant plusieurs acteurs politiques, le parti Ensemble pour le Gabon (EPG) a tenu à clarifier sa position. Dans un communiqué officiel, la formation politique affirme n’avoir été ni informée ni associée à la participation d’Annie Léa Meye M’Obame à cette audience.
Le parti indique ainsi se « désolidariser formellement de cette initiative individuelle », soulignant que cette démarche ne saurait engager ni sa ligne politique ni ses instances dirigeantes.
Une procédure disciplinaire engagée
Face à ce qu’il considère comme une entorse à ses règles internes, EPG annonce avoir décidé de la mise à l’écart immédiate de l’intéressée de toute activité liée au parti. Une procédure disciplinaire a été engagée conformément aux dispositions statutaires en vigueur.
Par cette décision, le parti entend réaffirmer son attachement au respect de ses principes fondamentaux, notamment la transparence, la responsabilité et la cohérence dans l’action politique. Cette prise de position intervient dans un contexte où les formations politiques cherchent à maintenir une ligne claire face aux initiatives du pouvoir, en particulier dans une période marquée par des recompositions politiques.
Une rencontre qualifiée d’opération de communication
Au-delà de la question disciplinaire, EPG a également porté un regard critique sur la rencontre elle-même. Le parti estime que cette audience, précédée d’une visite de chantier présentée comme emblématique, « s’apparente davantage à une opération de communication qu’à un véritable cadre de dialogue constructif avec les forces politiques de l’opposition ».
Une analyse qui traduit une méfiance persistante d’une partie de l’opposition vis-à-vis des initiatives de concertation portées par les autorités.
Les urgences sociales au cœur du positionnement
Dans son communiqué, le parti Ensemble pour le Gabon a tenu à recentrer le débat sur les priorités nationales. Il rappelle que les enjeux majeurs pour le pays demeurent d’ordre économique et social. « Les priorités nationales résident dans la prise en charge effective des urgences économiques et sociales », souligne le parti, citant notamment la diversification de l’économie, l’accès à l’eau et à l’électricité, la création d’emplois, la lutte contre la vie chère et le renforcement du système de santé.
Par cette sortie, EPG entend se positionner comme un acteur politique attaché aux préoccupations concrètes des populations, tout en marquant ses distances avec ce qu’il perçoit comme des initiatives de communication politique.
Reste désormais à savoir si cette prise de position influencera les dynamiques de dialogue entre le pouvoir et les formations de l’opposition dans un contexte politique encore en mutation.










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