Gabon : mars, le mois dédié à la lutte contre l’endométriose
Selon une étude publiée en 2025 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’endométriose serait liée à un dérèglement du système immunitaire. Cette maladie touche environ 10 % des femmes en âge de procréer, soit près de 190 millions de personnes dans le monde. Chaque année, au mois de mars, des actions de sensibilisation sont organisées à l’échelle internationale afin de mieux faire connaître cette pathologie encore trop souvent méconnue, et de briser le silence ainsi que les tabous qui l’entourent.
L’endométriose est une maladie gynécologique chronique et complexe, rappelle l’OMS. Elle se manifeste par des douleurs intenses pendant les menstruations, des saignements abondants, des douleurs pelviennes persistantes, des difficultés à concevoir, ainsi que des ballonnements et des nausées. À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif. Toutefois, le symbole international de cette lutte, le ruban jaune, associé à la lumière et à l’espoir, contribue à rendre la cause visible et à encourager le dialogue autour de l’endométriose.
Une mobilisation internationale pour briser le silence
Face aux répercussions de cette pathologie sur la santé, la vie sociale et la situation économique des femmes concernées, le mois de mars est consacré à la mobilisation mondiale. Parmi les initiatives majeures figure la Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose, organisée chaque année depuis 2004 au début du mois de mars. À cela s’ajoute la Worldwide EndoMarch, une marche mondiale organisée dans plusieurs pays et rassemblant des milliers de participants pour défendre une meilleure reconnaissance de la maladie.
Le 28 mars marque la Journée mondiale de l’endométriose. Cette date vise à amplifier la sensibilisation à travers des campagnes d’information, des conférences et des actions de plaidoyer auprès des pouvoirs publics. Au Gabon, l’association EndofiGabon mène diverses initiatives, notamment des cercles de parole permettant aux femmes d’exprimer leurs vécus et de rompre l’isolement. Elle plaide aussi pour un engagement accru des institutions gabonaises afin que la souffrance des patientes soit reconnue au plus haut niveau.










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