Gabon : Marcel Libama et Simon Ndong Edzo écroués à «Sans famille»
Après quelques jours d’incertitude et de spéculations, le sort de Marcel Libama et de Simon Ndong Edzo est désormais scellé. Les deux leaders syndicaux du secteur de l’éducation nationale ont été placés sous mandat de dépôt par un juge d’instruction avant d’être conduits, ce mercredi 21 janvier 2026, à la prison centrale de Libreville. Cette décision judiciaire intervient alors même que la crise ayant paralysé l’enseignement primaire et secondaire semblait amorcer une phase d’accalmie, nourrissant l’espoir d’un retour progressif à la normale dans les établissements scolaires.
Interpellés à quelques heures d’intervalle, Marcel Libama le lundi 19 janvier et Simon Ndong Edzo le lendemain à son domicile, les deux hommes étaient considérés comme des figures centrales du mouvement de contestation des enseignants. Leur arrestation avait suscité de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et du monde syndical. À ce stade de la procédure, les charges exactes retenues contre eux n’ont pas été officiellement détaillées, même si certaines sources évoquent des faits présumés de troubles à l’ordre public en lien avec les récentes mobilisations sociales.
Une décision judiciaire vivement contestée
Présentés devant un juge d’instruction mercredi, Marcel Libama et Simon Ndong Edzo ont été longuement entendus au cours d’auditions qui se sont étalées sur plusieurs heures. À l’issue de ces échanges, la décision de leur placement en détention préventive a été prise. Leur transfert immédiat vers la prison centrale de Libreville a provoqué une vive réaction de leurs camarades syndicalistes, restés mobilisés toute la journée au tribunal. Ces derniers ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « parodie de justice », estimant que la procédure engagée vise davantage à intimider.
La mise en détention des deux leaders syndicaux s’inscrit dans un climat social particulièrement tendu. Une partie de l’opinion publique évoque un sentiment de peur généralisée et affirme craindre de s’exprimer librement sur les questions sociales et politiques. Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur le dialogue social et la liberté d’action syndicale dans le pays, au moment même où le pays tente de tourner la page d’années de privation de liberté.








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